HANDMAIN

Friday, November 16, 2007

LATERALITE HANDEDNESS 1

Michel BOLECHETTE

MAIN DROITE MAIN GAUCHE

Quelle importance ?

Essai




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“The trouble with a cheap specialized education

is that you never stop paying for it”

Herbert Marshall MC LUHAN (1911-1980)

Traduction libre :

« Ceux qui n’ont pas fait de hautes études

s’en ressentent toute leur vie »

Avant-propos

On peut considérer la latéralité comme la capacité d’utiliser de préférence la main et le pied du même côté en fonction de l’un des deux hémisphères du cerveau qui est dominant à la naissance.

En simplifiant, si l’hémisphère gauche est dominant la main droite sera la main directrice et ce sera la main gauche dans le cas contraire. On voit ainsi que le contrôle de la main et du pied est placé du côté opposé à ceux-ci.

Cette dominance est donc déterminée à la naissance mais n’est pas aussi évidente que le sexe. On constate que la main droite est plus souvent dominante et il existe de nombreux cas où la dominance de l’hémisphère droit réglant la main gauche n’est pas perçue ou utilisée pour des raisons variées telles que l’ignorance de son existence, les coutume, la culture, la religion, voire même la politique.

Il en résulte que certains individus sont inversés puisqu’ils n’utilisent pas la main dominante.

Il est certain que la présence de deux mains directrices réparties selon des proportions différentes ne simplifie pas la vie communautaire mais il n’en demeure pas moins que c’est une caractéristique importante de l’espèce humaine.

L’étude de la latéralité doit par conséquent s’efforcer de la déterminer à la naissance ou plus tard, très jeune si possible, et d’en comprendre toutes les subtilités et notamment ce qui arrive quand on développe la main non directrice à la place de l’autre.

Il est à noter à ce sujet que n’importe quel individu peut développer la seconde main à la place de la première (dite dominante ou directrice) après quelque pratique, qu’on soit gaucher ou droitier de naissance, bien que les situations soient telles que seuls les gauchers aient tendance en général à devenir inversés, à cause du plus grand nombre de droitiers de naissance qui les influencent.

Les conséquences de l’inversion ne concernent pas seulement l’habileté ou la force de la main et du pied mais vont bien au-delà, et notamment sont significatives, entre autres, sur les plans psychiques, affectifs, sexuels et comportementaux.

Les animaux, à part les primates, ne sont sans doute pas latéralisés puisque leurs membres agissent deux par deux dans la plupart des cas. C’est le cas des vaches, mais peut-être pas tout à fait des singes.

De plus, à quoi leur servirait la latéralité puisqu’ils n’ont pas envie de modifier la nature au moyen d’outils ?

L’idée que l’hémisphère dominant du cerveau détermine la main principale est apparue à la suite de travaux sur le cerveau. Le Français Paul BROCA (1824-1880) a découvert que le centre du langage se trouvait dans le cerveau (hémisphère) gauche et donc que c’était normal qu’on utilise la main droite en grande majorité. A la suite de ses expérimentations on a trouvé aussi que ce centre pouvait aussi se trouver dans l’hémisphère droit.

La situation semble confuse sinon complexe puisqu’on trouve à la fois des droitiers et des gauchers qui ont le centre du langage d’un côté ou de l’autre. On ne lie pas forcément le centre du langage au fait d’être gaucher ou droitier pour ces raisons, bien que la main soit supposée suivre le centre du langage.

D’après des études récentes l’hémisphère gauche serait dominant pour le langage chez plus de 85% des droitiers et 60-70% des gauchers et beaucoup de gauchers ont des fonctions bilatérales (droite + gauche) pour le langage. Je n’ai rien trouvé de spécial sur les polyglottes : pourquoi ne pas leur attribuer deux centres en bilatéral ? De même, pourquoi ne pas admettre que des inversés de la latéralité qui n’ont pas de problèmes de langage auraient d’origine deux centres en bilatéral qui peuvent ou non se développer selon les circonstances ? On sait que la néoténie (prématurité) de l’enfant humain est très importante pour la « finition ».

Au point de vue anatomique ou fonctionnel il apparaîtrait que l’hémisphère droit ou l’hémisphère gauche ne sont pas entièrement semblables et il est habituel de conférer à l’un et à l’autre des caractéristiques de pensée et de capacité distinctes. Est-ce vrai pour tous les individus, mâles et femelles, gauchers et droitiers ? En d’autres termes, est-ce que ces hémisphères par principe différents et d’apparence assez semblables sont logés invariablement du même côté chez tous les individus ? On peut probablement répondre : non.

L’idée simple qui lie la commande de la main droite et de la main gauche à un hémisphère distinct n’est pas admise unanimement du fait de la complexité du cerveau. On possède des moyens d’invasion non destructifs du cerveau bien plus sûrs que du temps de Broca mais plus on en sait plus on produit des théories qui ne sont pas toujours très gratifiantes ou satisfaisantes pour les gauchers et qui nourrissent la polémique.

Sont importantes dans la composition du cerveau les régions dites de Broca et de Wernicke car si elles sont affectées elles peuvent déterminer des aphasies spéciales.

Une théorie moderne (8) (9) se base sur la chimie en dosant des éléments hormonaux ou autres et notamment en partant du fait réel ou supposé que les hommes seraient plus gauchers que les femmes, ce qui met en lumière le taux de testostérone.

Il apparaît que ceux qu’on appelle gauchers chez la plupart des scientifiques sont les individus qui écrivent de la main gauche. On en trouve alors 10 à 15% selon les auteurs et il y a environ 4% de mâles en plus, par rapport aux femelles, ce qui est important si on considère cette proportion. Par contre, si on se base sur d’autres définitions, il y aurait 30 à 40% de gauchers et cette différence de 4% n’apparaît plus aussi significative.

Cette théorie dite de Geschwind-Behan-Galaburda (GBG) (8) (9) datant de 1987 déplait fortement aux gauchers car ils y sont considérés un peu comme des ratés de la « droiterie » (qui n’est pas la dextérité !).

Ce racisme est très désagréable et pourrait faire douter de la justesse des théories de certains « droitiers ».

On peut analyser cette théorie dans ses grandes lignes en considérant l’article critique et objectif de (13) Monica WATKINS, Harvard Undergraduate Neuroscience Journal, intitulé : « Création du « sinistre » : contributions biologiques à la gaucherie ».

On peut tirer ce qui suit de la théorie GBG, les parties en italique reflétant sensiblement l’opinion de l’auteur de l’article cité :

Nous vivons dans un monde dans lequel les droitiers semblent dominants. La gaucherie a été et est encore considérée comme un handicap, une mauvaise habitude ou le symbole d’un état « sinistre »(en latin, « sinister » veut dire : gaucher et sinistre). Des études récentes cherchent à relier les gauchers à des comportements socialement indésirables tels qu’une psychose ou une activité criminelle. Les implications sociales de ces stigmas sont immenses.

« Les gauchers peuvent être l’une des dernières minorités inorganisées dans notre société, sans pouvoir collectif et sans sens réel d’identité commune » (selon (5) (6) Stanley COREN (1992).

Dans le passé on s’est penché sur les conséquences physiques, mentales et sociales de la gaucherie.

Selon cette théorie GBG les savants se focalisent sur des bases biologiques.

On propose que les enfants droitiers se sont développés normalement; ils montrent des symétries à gauche dans les zones du langage. Au contraire, les enfants gauchers ont souffert de complications qui ont provoqué une dominance cérébrale anomale. En conséquence, la coordination motrice se décale vers le côté gauche du corps chez ces enfants.

Bien que dans ces hypothèses on ait mis en avant une proposition alternative assez complète, cette théorie est sujette à caution et suscite beaucoup de débats.

La théorie GBG (8) et (9) dit que la génétique a peu à faire avec la détermination de la gaucherie. Des influences extérieures à un strict programme génétique sont les plus importantes pour la détermination de la latéralité. Des études ont montré que des dommages au cerveau en développement à des étapes peuvent provoquer des changements significatifs. Il est possible qu’une variation de l’environnement chimique du fœtus puisse causer de tels changements et amener une certaine dominance cérébrale. Ces variations chimiques influent aussi sur le système immunitaire. Plus tard les effets de ces influences chimiques peuvent se manifester en tant que désordres de l’immunité et structures anormales du cerveau.

Toujours selon cette théorie, les variations chimiques et leurs effets sont importantes pour ce qui suit : la gaucherie est plus commune chez les hommes, les désordres du langage sont plus fréquents chez les hommes, la gaucherie est liée à des désordres de développement dans l’enfance et les désordres de l’immunité et d’autres maladies sont plus communs chez les gauchers. En d’autres termes la gaucherie est la ligne directive commune pour des problèmes qu’on aurait pu croire ne pas pouvoir relier.

Définition de la gaucherie d’après GBG :

Une latéralité complète ou seulement partielle (pas la jambe, pas l’œil, etc.) à gauche.

Continuation génétique incomplète et développement

Les parents gauchers ne procréent pas systématiquement des gauchers en grand nombre. De ce fait, les gens naissent droitiers (hémisphère gauche dominant) mais il y a un transfert vers l’hémisphère droit par suite de développement anormal. Les facteurs importants sont alors probablement chimiques.

Les hommes seraient droitiers pour 86% et les femmes 90%, soit 4% d’écart.

Si les gauchers sont effectivement 10 à 15% de la population seulement cet écart est important mais ne sont-ils pas plus nombreux ? (note du présent auteur).

La testostérone (hormone mâle) serait donc le facteur clé de la tendance à la gaucherie.

Lien avec les désordres de développement

On cite la dyslexie, le manque d’attention dans les études et le retard mental.

Le fameux centre du langage serait dans l’hémisphère gauche mais quelquefois dans le droit comme une sorte de « refuge » ou une pièce de rechange par suite d’un état non satisfaisant ou d’un endommagement du gauche.

Lien avec l’immunité

La théorie lie la gaucherie à des désordres immunitaires et de langage.

Beaucoup doutent de cette théorie qui se base sur la main qui écrit, la réponse à des tests et la conscience d’être ou non gaucher. Rien sur un départ basé sur l’hémisphère dominant de naissance.

Homosexualité

L’homosexualité serait liée à la testostérone (moins ou plus de testostérone).

Des études ont montré que cette théorie ne peut s’appliquer aux gauchers en ce qui concerne l’homosexualité et l’immunité, bien que la théorie ait voulu les y inclure.

La longévité

Elle serait moindre (de 10 ans ?).

Mais d’autres études montrent le contraire.

Comme la gaucherie semble aussi importante depuis toujours dans l’humanité la fragilité qu’on lui attribue n’est pas confirmée ; sinon les gauchers seraient disparus depuis longtemps.

EN CONCLUSION, la théorie GBG fondée presque uniquement sur la chimie ne semble pas apporter des vérités définitives malgré l’énorme travail effectué par ces Américains.

Cette théorie semblerait aussi admettre, en plus des gauchers ordinaires, quelques génies (Leonardo da Vinci, Charlie Chaplin, Einstein, par exemple) dans cette catégorie à problèmes, puisqu’il faut bien les expliquer par des conditions « anormales ». Aux femmes (moins scientifiques sans doute) il ne resterait plus que les géniales actrices Nicole Kidman, Julianne Moore, Angelica Jolie et Julia Roberts. Parmi les gauchers cités sur les listes anglophones on trouve Napoléon, mais sans le prouver par des références à des historiens.

D’après Antonio de Beatis qui a visité Léonard de Vinci en 1517 (et qui ignorait sa gaucherie, d’après une citation de son témoignage) celui-ci, vieux et paralysé de la main droite, utilisait la main gauche pour cette raison. Il ne manquerait plus que Léonard soit un droitier contrarié, depuis l’enfance !

Dans la littérature spécialisée un auteur français au moins, (12) Stéphane Thieffry, dit que la gaucherie n’est pas une maladie mais qu’il s’agit d’une caractéristique biologique.

D’autres auteurs, les Français (7) Charlotte Faurie et Michel Raymond pensent que d’après la théorie de l’évolution (voir Darwin) les gauchers devraient progressivement disparaître puisqu’ils sont en minorité mais qu’ils subsistent encore parce qu’ils sont meilleurs dans les luttes et maintenant dans le sport face à des droitiers à cause de l’effet de surprise. Ils sortent donc vainqueurs de ces compétitions et peuvent facilement s’entourer de femelles, ce qui leur donne beaucoup de descendants gauchers, car la gaucherie serait héréditaire.

Hélas pour la confirmation de cette thèse, la gaucherie n’est pas directement héréditaire puisque les droitiers ont paraît-il autant de chances en proportion d’engendrer des gauchers.

Des auteurs Canadiens (10) Lalumière, Blanchard et Zucker trouvent chez les gauchers une proportion importante d’homosexuels de toutes sortes. D’autres contestent : voir la critique par Whitehead (14) qui n’y croit pas.

On trouverait aussi beaucoup plus d’autistes et d’épileptiques chez les gauchers. Si les statistiques de ces auteurs sont faites sur la base de 10 à 15% de gauchers dans la population cette conclusion est normale lorsque par exemple on trouve qu’il y a 35 gauchers sur 100 autistes, ce qui fait trois fois plus que dans la population « normale » de gauchers, mais ceci est faux si on pense plus prosaïquement qu’il y a un individu sur trois (33%) ou même 40% de la population qui serait gaucher de naissance, contrairement à ces statistiques. On peut aussi supposer qu’un autiste ne peut cacher sa vraie nature (droitier ou gaucher) et donc qu’il n’y aurait pas d’inversés par ignorance de cette latéralité.

Les Européens : Français, Italiens, Allemands, Polonais basent généralement leurs études sur les recherches extensives des Américains. Les Russes ont un mot pour gaucher (levsha) mais aucun pour gaucherie. Ils ne semblent pas s’y intéresser vivement.

Les pédagogues parlent de l’écriture des enfants gauchers d’une façon plus originale et surtout plus pratique. A ce propos il est curieux que personne n’ait fait ample référence à ce qui se passe chez les peuples qui écrivent de droite à gauche (arabe) au lieu de gauche à droite, comme en Europe : on y trouverait des méthodes pour écrire vers l’intérieur (au lieu de vers l’extérieur comme dans le cas d’une écriture de gauche à droite) qui pourrait servir aux enseignants pour aider les gauchers qu’on fait écrire vers le haut, vers le bas, en biais, etc. ou en leur faisant exécuter une sorte de crochet. (Depuis la pointe bic on peut très bien écrire horizontalement sans faire de pâtés).

Il est à noter que parmi les langues 44 s’écrivent vers la droite (l’extérieur) et 20 vers la gauche (l’intérieur).

Au moins deux auteurs (4) Ting Ting Chan et Benjamin Bergen indiquent que la direction de l’écriture influe sur la reconnaissance spatiale.

Comme les théories et remarques précédentes ne sont pas entièrement confirmées, il faudrait plus simplement et plus sûrement partir d’une autre base, suspectée depuis Broca, par exemple, la dominance de l’un ou l’autre hémisphère à la naissance, mais comment la déterminer ?

En effet, les indices de gaucherie ou de droiterie relatifs à la main ou d’autres membres ont subi l’influence de l’exercice et de l’acquis, ce qui les rend peu sûrs et en tous cas il hors de question de compter les gauchers d’après le critère de main ou de pied puisqu’il y a en pratique plusieurs sortes de gauchers : les complets, les contrariés, les inversés et les ignorés. Ceci en augmente beaucoup le nombre, si on part de 10 à 15%.

Pourquoi ne pas essayer de considérer la dominance d’un hémisphère comme de nature électrique, magnétique ou autre, non chimique ou anatomique, de type vraisemblablement vérifiable ultérieurement bien que non perceptible à présent ? Elle ferait partie du patrimoine de l’humanité ; elle est donc génétique mais pas directement héréditaire.

Le présent essai se fonde sur des observations et des expériences menant tout à fait par hasard à une idée de polarisation, soit positive soit négative de chacun des deux hémisphères, qu’ils soient de droite ou de gauche, et semblables ou différents par ailleurs, cette situation étant liée au sexe respectif.

L’idée en question n’est apparue et ne s’est développée chez l’auteur de cet ouvrage que parce qu’il était persuadé que les spécialistes avaient sans aucun doute prouvé que la dominance d’un hémisphère déterminait la latéralité. Il fallait donc rechercher cette dominance, supposée présente à la naissance, dans le cerveau, sans s’intéresser à la main. Autrement, il aurait fait comme tout le monde, à savoir, compter les gauchers et les étudier de l’extérieur, en vérifiant quelle main était dominante.

Il semble cependant que ce postulat de dominance ne soit pas actuellement admis par tous (voir GBG et le transfert des fonctions d’un hémisphère à l’autre, souvent à cause d’une déficience de l’hémisphère gauche !).

Il n’est pas aisé d’admettre, comme il est proposé ici, qu’on puisse percevoir, grâce à un simple test décrit plus avant, cette polarisation. De ce fait, certains chercheront peut-être à authentifier d’une autre façon, très scientifique, la véracité de son existence. En effet, si l’hémisphère dominant détermine la main directrice des recherches plus poussées sur le cerveau permettront ultérieurement de trouver cette dominance, probablement à l’aide d’un appareil sophistiqué.

Par ailleurs, un autre test résultant de l’écoute de la voix qui, elle, est enregistrable, donc analysable à loisir, a été trouvé par l’auteur ; il est accessible à tous ceux qui ont une bonne oreille et permet la détection des gauchers ( = dominance, à la naissance, d’un hémisphère) qui sont en âge de parler et qui sont devenus inversés par la suite à cause des circonstances.

Ces hypothèses, découvertes ou théories, à conséquences inattendues et complexes, ne prétendent pas résulter d’une science infuse mais méritent d’être écoutées, étudiées attentivement sans préjugés, creusées, contredites, affaiblies ou confirmées.

Au départ, le but poursuivi était de faire un court récit biographique sur une situation particulière et de décrire quelques idées et avancées originales dans le seul but d’être utile à des personnes se trouvant dans des cas similaires.

On mentionne en tant que de besoin ce qui a été fait et trouvé en parallèle par les scientifiques à l’occasion de la description des hypothèses exposées.

Dans les brevets d’invention on décrit l’art antérieur pour montrer ce qui est nouveau et profiter pendant vingt ans de royalties basées sur l’exploitation et le commerce de l’invention.

Le scientifique, lui, est très diplômé et compétent, ce qui n’est pas contradictoire, et se montre neutre et expérimentateur. Il rédige des quantités d’articles et de livres pour informer ou poser des problèmes à ses égaux, dans un milieu limité. Le sérieux règne.

Ou alors il fait un ouvrage de vulgarisation, dans lequel il bannit les mots tirés du grec et du latin, pour s’adresser au lecteur non spécialisé. L’auteur de ce genre d’ouvrage est bien placé dans la hiérarchie scientifique mais comprend quelque fois la nécessité de se pencher vers les non spécialistes, pour des motifs pédagogiques.

Les savants doivent être cités abondamment parce que, à part de problématiques droits d’auteur pour leurs ouvrages ardus et laborieux, purement scientifiques, ils ne peuvent espérer d’autres récompenses significatives que l’estime de leurs pairs et des milieux universitaires spécialisés répartis dans tous les pays du monde.

En effet, il ne s’agit pas de brevets d’invention donnant droit à des royalties.

On peut apprécier sous ce rapport qu’une véritable invention industrielle ne survient que tous les vingt ans ; les autres sont de simples améliorations.

Après une revue des écrits sur le sujet, je suis moi-même devenu, sans l’avouer, sensible à certaines théories scientifiques actuelles.

Cependant, même si ce que je dis ci-après n’a aucune prétention de vérité absolue, il est fort possible que les idées mentionnées présentent quelques pourcentages de vérité.


1. 1) Révélation et essai de détection de la latéralité

Ayant assumé, par hypothèse, qu’il avait pu m’arriver d’être gaucher de naissance (hémisphère droit du cerveau dominant) plutôt que droitier (hémisphère gauche dominant) sans avoir du tout développé la main gauche, et ayant utilisé la main gauche, comme seule main directrice à l’âge adulte, après jusqu’ici développement « traditionnel » exclusif de la main droite, j’ai évidemment cherché à trouver des individus qui pouvaient correspondre à ce schéma exceptionnel, ou du moins à un schéma de gaucher ordinaire, afin de pouvoir les étudier aussi complètement que possible.

Si j’ai changé de main à 23 ans c’est parce que certaines difficultés étaient apparues dans ma vie, malgré une scolarité normale et même brillante : céphalées, brûlures d’estomac, fatigue, mal de dos, étourderie, etc. et une timidité épouvantable qui me rendait pratiquement muet en public.

J’ai donc du abandonner mes maigres études et entrer très tôt dans la vie active : usine métallurgique et autres travaux manuels pénibles, pour finir bien plus tard par être ingénieur et traducteur technique.

A l’âge indiqué j’avais perdu l’espoir d’un changement mais j’ai lu un article banal sur les enfants gauchers dans un journal féminin et ceci, ajouté au fait que mon œil gauche était nettement le meilleur des deux, m’a fait soupçonner sans rien connaître de plus spécifique à la gaucherie que je pouvais avoir été malgré tout gaucher « de naissance », bien qu’à l’école et dans ma famille ce phénomène fut inconnu. Dans l’état de besoin où j’étais, j’aurais essayé n’importe quoi.

Je n’y croyais pas, mais j’ai essayé.

Après 3 mois d’efforts manuels : taper, tourner, lancer, fendre, percer et manger, etc. tout a changé, y compris la couleur de ma voix et ma capacité de parler. Je suis même devenu trop bavard. Surtout, plus aucune timidité et une grande concentration. Evidemment, les maux de tête et les ulcères d’estomac en formation sont disparus à jamais.

Il m’a semblé alors nécessaire d’écrire aussi de la main gauche et de décider de m’y tenir car une conduite d’ambidextre véritable (= deux mains directrices se remplaçant à tout de rôle suivant son humeur) et non pas d’ambidextre au sens habituel (= répartir les tâches entre les deux mains, notamment écrire de la main droite) rend indécis et trop conscient de ses mouvements.

Je ne suis jamais parvenu à retourner en arrière (utilisation de la main droite) plus de trois jours. Il est à noter à ce propos que les pratiques manuelles s’inscrivent dans le cerveau et redeviennent vivantes, dès qu’on le veut, toute la vie, sans jamais être oubliées.

Cette brève histoire personnelle montre que je n’ai subi aucun des dommages habituels résultant de méthodes coercitives telles qu’attachement de la main gauche dans le dos pour forcer à écrire de la droite et autres « redressements » et que je n’ai aucun complexe de gaucher, comme, je pense, les jeunes de maintenant. Si j’ai exercé la main droite depuis ma prime jeunesse je l’ai sans doute choisie assez librement et inconsciemment pour ne pas être seul de mon espèce.

Il ne me vient donc pas à l’idée d’appartenir à un club de gauchers qui ont besoin d’une paire de ciseaux spéciale pour couper un ruban et qui s’opposerait à un club de droitiers, de même qu’un club de Noirs s’oppose à un club de Blancs ou un club d’homos s’oppose à un club d’hétéros, tandis que des féministes frustrées combattent des hommes non moins frustrés.

Les gauchers font partie intégrante de l’humanité et admettre qu’ils seront supprimés par « l’évolution » parce que minoritaires reviendrait à supprimer soit les hommes soit les femmes. Ce n’est même pas une catégorie de bêtes curieuses. Ce qu’ils veulent, c’est être ordinaires, inaperçus et habituels. Ils veulent même être débarrassés de Leonardo da Vinci qui revient à la surface tout le temps comme si on n’avait rien fait de grand depuis son siècle.

Au début j’ai cherché à lire sur le sujet. Dans mon isolement provincial je n’ai rien trouvé au-delà de la description du spécialiste qui s’obstine à tester les mômes en les faisant sauter sur un pied ou l’autre, le tout avec une grande pauvreté d’imagination. Comme mes problèmes étaient résolus je n’avais rien à faire d’une détection de la gaucherie pour moi-même.

Et quand beaucoup plus tard j’ai voulu écrire sur la gaucherie pour parler de cette «conversion» et de cette expérience unique je n’ai rien lu à ce propos pour ne pas souffrir de théories puissantes trop intellectuelles et ne pas être influencé, et pour pouvoir librement exposer telles quelles mes idées originales.

Ce n’est que récemment pour rédiger l’avant-propos que j’ai pu découvrir l’énorme travail sur la latéralité qui s’est fait à partir des sciences humaines et de l’expérimentation, notamment sur la base de la neuro-anatomie, de la biologie et de la chimie.

Ces études poussées sont cependant extérieures. C’est pourquoi je parle brièvement de mon expérience personnelle dans ce chapitre.

Le but recherché est d’exposer simplement un aspect de notre nature en espérant que ces considérations puissent permettre une réflexion utile et une meilleure compréhension de l’humanité car bien des choses restent mystérieuses.

Gaucher méconnu

Pour rassasier mon appétit de recherche et pour comprendre ce qui se passait chez les gauchers, le problème essentiel n’était pas à l’époque de trouver quelqu’un qui avait tout d’un coup découvert qu’il était gaucher de naissance sans avoir eu la possibilité de développer cette latéralité, pour des causes diverses. Il était d’ailleurs invraisemblable de pouvoir raconter une telle histoire à des spécialistes ou encore moins à de quelconques amateurs.

Tout le monde savait ou croyait savoir que quand on avait le bonheur, ou peut-être la malheureuse fantaisie, de naître gaucher, il était évident qu’on utilisait alors la main gauche, parce qu’on “le” savait depuis tout petit, au moins pour le travail manuel. Il existait probablement peu, ou pas du tout, de “gauchers méconnus” dans la littérature médicale.

Celui qui expliquerait une telle situation en essayant de persuader les autres que l’hypothèse de la méconnaissance était juste passerait au minimum pour un original.

Par contre, les gauchers « obliques » (main et pied sur côtés différents), avatars artificiels de la gaucherie, ont probablement été notés dans la littérature médicale.

Le concept de l’existence de deux hémisphères dans le cerveau, dont l’un « domine » l’autre, cette dominance obligeant quelqu’un à agir d’une main plutôt que d’une autre, qui est surtout médical et assez négligé ou ignoré, ne semblait pas mener à des conséquences logiques chez la plupart des gens, le monde médical non spécialisé compris. Au XXème siècle et auparavant il n’était donc pas possible de dire : « Je me suis aperçu à un moment pour des raisons diverses que j’étais gaucher et donc je me suis mis à utiliser la main gauche, qui n’avait chez moi aucune force ni aucune habilité jusqu’ici ».

Un gaucher inversé ne pouvait de toute façon pas réussir à l’école; il devait même bégayer, d’après les préjugés habituels !

Premier gaucher observé

Il ne me restait donc qu’à me taire et à observer attentivement autour de moi pour en tirer le maximum de leçons. Je me souviens du premier gaucher (contrarié) que j’ai vu en action puisqu’il travaillait dans le même laboratoire chimique de l’usine que moi. Bien entendu, il écrivait de la main droite. A l’époque je ne vois pas comment il aurait pu faire autrement.

Il était d’ailleurs très fier d’écrire de la main droite, même s’il en avait souffert consciemment dans son enfance, et ne voyait aucune conséquence directe, médicale ou autre, au fait que ses activités ou ses repères intellectuels avaient lieu, pour plus de 50% de la main la plus « faible ».

Il regrettait cependant, mais sans savoir pourquoi, de ne pas avoir écrit de la main gauche à l’école et à l’âge adulte. La fierté provenait du sentiment qu’il n’était pas handicapé puisqu’il faisait comme tout le monde. On lui avait fait croire qu’il n’était pas normal ; il s’était donc efforcé de devenir « normal ». Dans ces périodes reculées on mettait l’accent sur l’habileté et la force et non sur autre chose pour justifier l’emploi de la première main (mais savait-on comment la trouver ?).

Grâce à cet homme, j’ai pu constater que beaucoup de gens se plient aux coutumes ou aux lois, aux décrets des autres, sans songer à se remettre en question et à se révolter, et comment on peut influencer un enfant pour le détourner de ce qu’il considère comme sa nature profonde, afin qu’il suive le trajet commun.

Quand on est enfant on a horreur de ne pas être comme les autres (situation d’étranger ou de handicapé, par exemple) même si on sent qu’on ne l’est pas tout à fait, et on a beaucoup plus tendance à suivre le groupe parce qu’on souffre de se trouver à l’écart, ou en minorité.

Cependant, c’est paradoxalement en obéissant à sa nature et en s’écartant des coutumes ou des contraintes injustifiées qu’on devient “normal” et « comme les autres ». Mais comment expliquer ceci à un enfant alors que les adultes eux-mêmes ne connaissent rien à cette question et que les médecins, souvent inversés, ignorent en grande partie ce qu’est la latéralité.

Détection des gauchers de l’extérieur, sans regarder la main

Ce chapitre n’est pas en fait destiné à faire connaître les circonstances qui provoquent une inversion consciente (gaucherie inversée partiellement à cause de l’écriture) ou inconsciente (et totale) de la latéralité parce que pas du tout manifeste à la naissance, ou trop précoce dans la mémoire de l’enfant.

Je veux simplement parler d’un phénomène difficile à expliquer qui m’a permis de détecter de l’extérieur les gauchers, apparents ou non, sans les interroger ou sans les connaître vraiment, et donc de pouvoir les compter.

Il est évident que pour se permettre de dire que, bien que les droitiers soient effectivement en majorité, les gauchers par naissance ( hémisphère droit du cerveau étant dominant) sont quand même assez nombreux, probablement de 30 à 40%, en incluant les ignorés, les contrariés et les complets, il faut avoir une méthode pour les détecter, sans se fonder sur la main, trop peu sûre, et parmi les droitiers, reconnaître les “faux” droitiers qui sont en fait des gauchers inversés, les autres gauchers étant les gauchers contrariés (pour l’écriture) et les gauchers complets.

Avant d’en parler plus avant, je dois dire que dès le départ ou presque j’ai pensé que la latéralité (dominance gauche ou droite) déterminait toujours une “première” main, placée soit d’un côté soit de l’autre et que la gaucherie n’avait rien d’un succédané de la droiterie, comme semblent le croire certains scientifiques.

En d’autres termes, il n’existerait pas de « gauchers » (= maladroits) ou de « droitiers » (= adroits) dans l’humanité. Tout le monde est « droitier » (= adroit). Il n’y a que des droitiers (= adroits) dont la première main (directrice) dite “adroite” est soit à droite soit à gauche.

La “seconde” main dite maladroite, qu’elle soit à droite ou à gauche, est placée de l’autre côté, qui peut être à gauche ou à droite. Cette affirmation a le mérite de simplifier la question du fait qu’on peut dire, si la première main est à droite, qu’il s’agit d’un droitier, et si elle est à gauche, qu’il s’agit d’un gaucher.

Quand après une observation intense quelqu’un me dit : « Ah vous êtes gaucher ? », je réponds : »Mais non, vous voyez bien que je suis un droitier de gauche ».

Est-ce que cette symétrie externe est parfaitement vraie ? Ce n’est pas sûr, comme la suite le montrera, mais en première approximation cette hypothèse a du bon. En plus, elle présente l’avantage de ne pas suivre les idées habituelles liées au vocabulaire, car le mot “gaucher”, dans toutes les langues, inclut une notion de maladresse, de « gaucherie », donc de manque d’habileté ou même de finesse.

Pour citer quelques exemples significatifs, voici quelle est la situation dans diverses langues étrangères : partant du français où le terme “gauche” veut dire “de travers” (voir gauchir), on passe au latin sinister qui a donné “sinistre”, à l’italien “mancino” (petite main fourbe), à l’espagnol “izquierdo” (tordu), à l’anglais “left” (laissé) et à l’allemand “linker” (mou, terne), au russe “levcha” , au tchèque “levy” et au polonais “lewy”, tous avec le sens gratifiant de “tordu” et on peut terminer par le hongrois : “bal” (gauche) qui a donné “baleset” (accident, littéralement : événement de gauche). Au cinéma, celui qui manie l’épée de la main gauche est immanquablement le traître.

Méthode de détection des latéralités différentes.

La base de la méthode provient de la remarque suivante :

quand on fait face à une personne, à savoir, son propre oeil droit étant dirigé sur l’oeil gauche de la personne en face et son propre oeil gauche vers l’oeil droit de celle-ci, sans bien sûr insister lourdement, on remarque, bien souvent, que si cette personne vient vers l’observateur, dans un couloir ou sur un trottoir assez larges, par exemple, on a tendance à la “heurter », que ce soit une femme ou un homme, ce qui peut être très gênant.

“Heurter » cette personne veut dire : vouloir aller à droite quand l’individu en face veut aller à sa gauche et aller à gauche quand celui-ci veut aller à sa droite, et ceci bien sûr en même temps et dans le seul but, non atteint, de s’éviter mutuellement.

En réalité on ne se regarde pas dans les yeux car bien souvent l’un des deux regarde par terre.

Peut-il y avoir éventuellement une attraction réciproque, ou plutôt, une sorte de fascination (= profonde impression) dans certains cas, puisque chacun veut aller dans la même direction en même temps ?

Pour d’autres personnes, il n’y a jamais de risque qu’on se heurte, mais au contraire il y a une sorte de “répulsion”, un mur net, une défense ou une opposition, face à face, et le résultat c’est qu’on s’évite facilement.

Tout le monde peut ressentir ce phénomène de «contact» à distance car chacun possède un regard, attirant ou repoussant, neutre ou impressionnant. Beaucoup haïssent les miroirs du fait qu’ils leur renvoient leur propre image en opposition, ce qu’ils ressentent.

A noter que la perception de ce phénomène est maximale à l’EXTERIEUR des maisons et pendant la situation de MOUVEMENT, que quelqu’un aille vers une autre personne, ou s’en éloigne. Il y a un renforcement par les mouvements et par la situation de plein air. Je ne suis pas sûr qu’un fort soleil favorise la détection du phénomène mais l’absence de lumière a une influence négative.

En fait, un individu venant vers vous vous envoie un signal indiquant peut-être simplement son intention.

Pourquoi et comment peut-on l’utiliser pour détecter la latéralité ?

Existence de deux sensations distinctes

Quand j’ai cherché à étudier des gauchers hommes, je n’ai pas tardé à remarquer qu’il y avait alors cette attraction ou neutralité.

Au contraire, il y avait des individus que tout me portait à croire qu’ils étaient droitiers hommes parce qu’ils me faisaient ressentir une sorte de mur ou de force antagoniste au niveau du regard.

J’en ai donc conclu après une période de recherche assez longue que dans un corps humain il y avait un oeil d’un des côtés d’un certain type (ou polarité) et un oeil de l’autre côté du type contraire.

S’il s’agit d’un droitier, l’oeil droit, souvent directeur, disons l’oeil “positif” (dominant) est en face de mon oeil gauche, qui est du même type, donc également “positif” (dominant), qui le repousse ou se trouve en opposition.

Il en est de même de l’autre oeil, l’oeil gauche du vis-à-vis, qui est forcément de l’autre sorte, “négative”, qui s’oppose aussi à mon oeil droit “négatif”.

Il y a donc deux sensations opposées.

S’il n’y a pas deux sortes de rayonnements opposés, comment expliquer que dans un cas, gaucher face à un gaucher, et dans l’autre cas, droitier face à un gaucher, il y ait une réaction oculaire réciproque inverse ?

Essai de localisation de ces sensations

L’explication que je donne ici de la façon de ressentir le phénomène en essayant d’amplifier et d’affiner sa propre sensibilité trouvera, j’en suis sûr, des échos chez certains, car ils pourront percevoir la même chose.

Tout semble avoir lieu au niveau de l’oeil directeur : dans un cas il y a une sorte daccord et dans l’autre ce sont deux mousquetaires qui croisent le fer. Il y a même une détection à une certaine distance raisonnable, s’il y a mouvement.

Si on arrive à un résultat reproductible et si beaucoup de personnes l’atteignent, on pourra en outre constater que le rayonnement existe non pas seulement au niveau des deux paires d’yeux mais également sur tout le corps, mais pas dans le désordre, comme expliqué plus avant.

En effet, rien n’empêche de tester (= regarder et ressentir) une main, un bras ou une oreille pour voir ce qui se passe. La sensation concernant une oreille (centre), par exemple, est inverse de celle ressentie avec une main ou un œil (membres).

Classification des individus selon leur sorte de « rayonnement »

Lorsque j’ai réussi à trouver une GAUCHERE, qui évidemment écrivait de la main droite, mais était sûre d’être gauchère de naissance, puisque tous ses actes, hormis l’écriture, avaient lieu de la main gauche, j’ai eu la grande surprise de constater que la réaction à ce test par les yeux était de la même sorte que dans le cas des hommes DROITIERS.

De là à penser qu’un droitier et une gauchère ont les mêmes côtés spécifiques respectivement à droite et à gauche, il n’y a qu’un pas qui fut vite franchi. En effet, depuis toujours beaucoup de femmes avaient pour moi la particularité de correspondre (= pas d’opposition) face à face. C’était évidemment des droitières.

Les autres femmes avaient une particularité différente parce que c’était des gauchères, avec opposition complète, face à face.

Il en résulte que tous les gauchers hommes et toutes les droitières ont le même type de rayonnement des mêmes côtés. Si par convention j’appelle “mâle” ou positif le côté directeur chez un homme, j’appellerai “femelle” ou négatif le même côté directeur chez les femmes, étant donné que chez les hommes la “première” main a d’après ce qui précède, une caractéristique de “rayonnement” différente de celle des femmes. Les droitiers et les gauchères ont le même rayonnement au même endroit mais ils n’utilisent pas la même main. Il en va de même pour leur part des gauchers et des droitières, comme on l’a vu plus haut.

La latéralité (état dit positif ou respectivement négatif de la main directrice, en fonction du SEXE) semble donc bien déterminée par le SEXE. La force ou l’habileté résultent de caractéristiques liées au sexe respectif et la première main correspond à ce qui est indispensable pour chaque sexe : une main dite mâle ou positive pour l’homme et une main dite femelle ou négative pour la femme.

Si la main mâle est à droite c’est un droitier, si elle est à gauche c’est un gaucher. Si la main femelle est à droite c’est une droitière, si la main femelle est à gauche c’est une gauchère. C’est tout.

Tout individu qui est convenablement éduqué peut probablement développer par la pratique une certaine force ou une grande habileté. Si la main primordiale ou primaire ou directrice d’un homme est plus forte c’est parce qu’elle correspond au fait que les hommes sont plus musclés et ont besoin de force pour le travail qui les attend. Chez la femme, cette main principale n’aura pas obligatoirement cette caractéristique.

Par ailleurs, que seuls les gauchers ou les gauchères deviennent plus ou moins AMBIDEXTRES veut simplement dire qu’il existe habituellement une “éducation” tendant à uniformiser tout le monde. Tous en fait (droitiers ou gauchers) peuvent de façon égale acquérir une certaine adresse des deux mains s’ils y consacrent assez de temps. Voir les jongleurs et les prestidigitateurs.

Répartition des « polarités » sur le corps

Après un laps de temps assez long j’ai fini par trouver que la division du corps humain en deux parties, droite et gauche, dans le sens vertical n’était pas si simple et qu’en réalité il y avait QUATRE parties séparées par trois lignes verticales imaginaires. En effet, il y a les membres et la partie centrale (également divisible par deux).

Il y a en fait quatre secteurs deux à deux : mâle et femelle, puis mâle et femelle, dans le sens horizontal.

Ces quatre secteurs du corps ont des polarités alternées qu’on appelle aussi, par exemple, positive, négative, positive, négative en horizontal.

L’alternance ne peut constituer une grande surprise puisqu’ils appartiennent chacun à un côté différent ou une demi-partie centrale placée d’un côté ou de l’autre. Par ailleurs, le vocabulaire impliquant les mots mâle, positif et femelle, négatif n’est qu’une convention commode.

Il est à noter qu’on ne sort pas d’un concept binaire lorsqu’on considère l’humanité : grand, petit ; début, fin ; positif, négatif …

Que le rayonnement ou la polarité concerne le corps tout entier et non les yeux seulement est fondamental : s’il n’y avait eu qu’une réaction au niveau des yeux et non sur tout le corps je n’aurais pas détecté et considéré qu’il y a quatre zones ou secteurs importants, deux parties membres et deux parties centrales, qui sont distinctes parce que situées de part et d’autre.

Les yeux sont précis et proches du cerveau ; il est donc assez logique et acceptable que ces « fenêtres » puissent jouer un rôle de détection au-delà du visuel, en plus de la vision proprement dite.

Pour avancer un peu dans l’analyse, il faut aussi savoir que l’oeil peut être divisé en deux par une ligne verticale imaginaire, ce qui donne un oeil extérieur et un oeil intérieur.

En effet, on ne tarde pas à constater qu’une visée vers l’oeil intérieur, près du nez, d’un individu ne donne pas le même résultat de “correspondance” ou “d’opposition”, que dans le cas de l’œil extérieur, mais un résultat INVERSE .

Il existe des données médicales qui confirment (pour l’œil) cette subdivision : le demi-œil externe correspond par des connexions nerveuses ou autres au demi-oeil interne de l’autre côté, et c’est précisément là que j’ai constaté une même “polarité”, pour ces deux éléments.

Il est aussi très connu médicalement que l’hémisphère du cerveau, derrière le front correspondant, commande le membre de l’autre côté. De là à dire que le demi-front (hémisphère) a la même « polarité » que le membre (en biais) correspondant il n’y a qu’un pas, vite franchi après observation et détection des « radiations » ou polarités.

« Mentionnons seulement avec le docteur Manuel BERRONDO, qui s’est signalé par des travaux tout à fait pertinents sur la motricité conjuguée main-œil directeur à propos des strabismes et de la gaucherie notamment, les faits suivants. La commande du regard vers la droite se fait par l’hémisphère gauche comme les mouvements des membres du même côté et inversement. Au plan de la sensation visuelle il faut signaler que chaque œil transmet des informations par la rétine à l’hémisphère droit et à l’hémisphère gauche par chaque hémi-champ visuel vertical par lesquels les choses vues et les mouvements se projettent dans chaque hémisphère grâce à l’entrecroisement des fibres du chiasma optique ».

(Cité par le docteur J.Raynaud dans : « Test de Mesker et latéralité gauche » à propos de « La main humaine », 1977, de P. Mesker (en hollandais).

En termes simples ceci signifie que les deux yeux sont connectés pour voir des deux côtés de façon distincte (dedans, dehors).

Les quatre zones ou secteurs, présents dans la tête, au niveau des yeux : œil extérieur, œil intérieur, autre œil intérieur et autre œil extérieur, se prolongent dans tout le corps par des lignes verticales imaginaires sur le modèle de l’oeil.

Ce qui est très pratique, c’est que les vêtements, au plus près du corps surtout, n’empêchent pas la « détection ». La couleur noire des vêtements semble moins « transparente » que la toile de jean. Si on fait un tel schéma de répartition des polarités dans le corps humain, il suffit de constater que certains éléments du corps appartiennent aux secteurs EXTERNES, tels que les membres, alors que les autres appartiennent aux secteurs INTERNES.

Pratique de la détection

Arriver à détecter un rayonnement, les yeux dans les yeux, n’est évidemment pas pratique ni même possible si on veut observer les gens sans qu’ils s’en aperçoivent, mais il existe des solutions plus simples, puisque le rayonnement se trouve dans tout le corps. Qu’est-ce qui empêche de faire l’expérience sur une joue, une main, une oreille, un nez ou une jambe puisque les vêtements ne sont pas un obstacle ? Je dois dire que quand les vêtements sont absents (à la piscine) c’est même quelquefois plus difficile par manque d’habitude et à cause d’une trop forte impression.

La détection d’un côté doit évidemment se confirmer ou non de l’autre côté où on doit trouver une polarité inverse de la première. Un champ d’observation très pratique et toujours à disposition pour poursuivre des recherches c’est la télévision car le rayonnement “passe” dans les films et les photos, ce qui posera des problèmes lors de films à acteurs « virtuels ».

Remarque pleine de bon sens sur ladite méthode de détection

On voit d’après sa description qu’elle fait appel à des sensations que certains auront et d’autres pas. En effet, il s’agit d’une sorte de médiumnité qu’on est capable ou non de ressentir et de développer, ou bien elle fait partie de la télépathie du moins pour ce qui concerne la sensation initiale décrite d’attraction ou de répulsion. La détection n’est donc pas à proprement parler « reproductible » et « scientifique ». De plus, elle apparaît peut-être chez des individus qui ont vraiment pratiqué chacune des deux mains et sollicité les deux hémisphères pour les mouvements (ambidextrie vraie).

Par ailleurs, s’il s’agit de télépathie uniquement (= envoyer et recevoir des signaux) il est difficile de l’impliquer dans les photos et les films, lesquels permettent aussi de percevoir un « rayonnement ».

Malgré cette nature non scientifique des tests j’ai pu proposer des hypothèses plausibles et découvrir des fonctionnements vraisemblables, ainsi que des caractéristiques originales de la latéralité.

Il arrive d’ailleurs souvent qu’on trouve des choses vraies sur la base d’éléments douteux ou non prouvables.

Qu’il s’agisse d’une radiation provenant d’ondes inconnues (au-delà des fréquences visibles encadrées par l’infrarouge ou de l’ultraviolet, par exemple) qu’on sent sans les voir ou de « rayonnement » d’autres types, calorifique ou non, peu importe, si on n’a pas encore réussi à fabriquer un appareil qui y soit sensible.

Ce phénomène revient aussi à percevoir l’intention de mouvement de l’autre (télépathie).

Tout ceci pour dire que, du fait de la nature non scientifiquement reproductible de la méthode, il vaut mieux ne plus insister sur ce test par l’œil pour l’instant.

Heureusement, il existe un autre test complémentaire basé sur l’observation de la voix qui peut être réalisé par tout le monde.

(Voir chapitre 9, pour les deux tests)

A quoi sert cette détection ?

A quoi peut bien servir cette détection ? Si on pouvait tester tous les enfants, grâce à un appareil fiable, il n’y aurait plus de gauchers contrariés ou ignorés. Si les conséquences d’une inversion étaient nulles ou sans intérêt, ce test ne serait qu’une curiosité de valeur statistique, mais ce n’est pas le cas.

La description de la personnalité de l’homme ou de la femme, basée sur des données relatives à la latéralité, acceptée et développée, ou ignorée, présente beaucoup d’intérêt, ne serait-ce que pour mettre en évidence certaines facultés ou caractéristiques des individus.

On peut aussi peut-être voir si les individus d’un couple sont compatibles en théorie. Si la nature humaine est latéralisée, il y a une raison sérieuse à toute cette complication et pourquoi ne pas essayer de la comprendre et d’en profiter?

Il est possible que les animaux, du moins les mammifères, qui nous sont proches, et à un moindre degré les primates en général, soient sensiblement symétriques, c’est-à-dire mâles ou femelles des deux côtés, en fonction du sexe. Par exemple, est-ce que la voix du taureau est si différente de celle de la vache ? Si la voix de la femme est si différente de celle de l’homme c’est à cause de la différence fondamentale entre les deux entités corporelles, qui ne se limite pas au sexe proprement dit.

Est-ce que les deux hémisphères du cerveau chez les animaux sont semblables ? N’avons-nous pas ici LA différence fondamentale par rapport à nous? Lorsqu’on aura développé des appareils pour détecter le rayonnement en question il sera très intéressant de tester les animaux.

Les hémisphères sont-ils différents chez tous, de la même façon ?

Il y a une hypothèse scientifique bien admise parce que vérifiée par des expériences in vivo, basée sur l’anatomie et les tests : c’est celle qui enseigne que l’hémisphère droit du cerveau a telle ou telle caractéristique alors que l’hémisphère gauche aurait telle ou telle autre caractéristique.

Des propriétés distinctes entre l’hémisphère « primordial » ou dominant et l’autre existent d’après les neuroanatomistes, mais ce n’est pas forcément un hémisphère situé toujours soit à droite soit à gauche, même s’il est distinct anatomiquement, puisqu’il s’agit selon l’hypothèse exposée ici, d’une dominance électrique ou magnétique, non anatomique, actuellement inconnue.

Que l’hémisphère droit ne soit pas tout à fait le même que le gauche, anatomiquement ou autrement, c’est très probable, puisque à l’intérieur c’est aussi le cas (cœur et foie, de côtés différents) mais lui attribuer spécifiquement le langage, le sens de l’espace, ou autre chose, en excluant l’autre, semble discutable si on n’accepte pas des exceptions résultant de la latéralité.

Le sens de l’espace, par exemple, ressort plutôt des caractéristiques liées au sexe et de l’intérêt ou non qu’il suscite. Pourquoi pas deux centres du langage distincts qu’on a la possibilité de développer dans l’enfance mais qu’on ne développe peut-être pas toujours ?

Voici une courte liste qui montre globalement comment se distinguent les deux hémisphères, dominant ou dominé :

Fonctions du dominant (numérique)

Langage,

Formulation motrice adroite (actions),

Arithmétique : capacités de calcul séquentielles et analytiques,

Habilité musicale : capacités séquentielles et analytiques des musiciens entraînés,

Sens de direction : suivre un jeu de directions écrites en séquence.

Fonctions du non dominant (analogique)

Prosodie (émotion provenant du ton de la voix),

Analyse visuelle-spatiale et attention spatiale,

Habileté arithmétique pour aligner correctement des colonnes de nombres sur la page,

Habileté musicale : chez les musiciens non entrainés et pour des morceaux musicaux complexes chez des musiciens entrainés,

Sens de direction : trouver son chemin au moyen d’un sens global d’orientation spatiale.

(d’après Hal Blumenfeld : Neuroanatomy through clinical cases, chapitre 19, 2002)

On trouve aussi un tableau beaucoup plus détaillé des caractéristiques des hémisphères chez le dr. Bernard AURIOL (3). Dans l’ensemble il s’agit d’une description relevant de caractères analogiques ou numériques selon que l’hémisphère est secondaire ou primaire (en général, droit et gauche pour les droitiers). On y trouve aussi une mention des maladies ou des aspects négatifs de l’un ou de l’autre.


2) Découvertes successives sur les rôles de la latéralité

Accouplements en fonction de la latéralité

Une fois détectées les polarités et donc les latéralités des individus, on peut se poser des questions sur leurs relations affectives mutuelles, par exemple à l’intérieur du couple.

Qui s’accouple à qui ? Est-ce le hasard qui réunit les individus ?

Si dans un couple (homme et femme) il existe une opposition, face à face (mêmes polarités) et dans un autre couple (de polarités mutuellement inverses) une sorte d’accord, membres à membres, d’une part, et entre lignes centrales, d’autre part, est-ce que, dans le premier cas, de mêmes polarités, ce couple ne se conviendrait pas, alors qu’il se conviendrait dans le deuxième cas, de polarités contraires ?

En d’autres termes, un droitier et une gauchère, ou un gaucher et une droitière, dans le premier cas envisagé, se conviendraient, tandis que dans le deuxième cas un couple de gauchers ou un couple de droitiers ne se conviendraient pas.

Pour compléter cette remarque, il convient de noter en passant que les individus d’une « paire » (et non « couple ») : homme et homme, ou femme et femme, de même polarité se correspondent, au face à face, d’après ce qui précède, et que les individus d’une autre paire, de polarités différentes, s’opposent au face à face.

Cette correspondance ou opposition donne naissance à la compétition et à l’amitié puisqu’ils sont de même sexe.

En toute logique il y a sûrement une importante signification dans cette situation. Après beaucoup d’expériences, il apparaîtrait que les couples de droitiers, d’une part, et d’autre part les couples de gauchers sont respectivement faits pour fusionner dans leur couple respectif, en dépit de cette “opposition” de rayonnement .

En effet, s’il y a opposition face à face il y a un accord en oblique entre les membres (les deux lignes externes) et le centre (les deux lignes internes), lequel comprend le front, les yeux internes, le cou, le double buste et le sexe.

Il y a donc attraction, avec appel au mouvement, entre les membres d’un individu donné et le centre de l’individu se trouvant en face (= copulation).

Dans le cas de couples avec latéralités “mixtes” l’attirance totale face à face ne donne qu’une «fascination» réciproque passive sans mouvement.

Dans le cas de couples de mêmes polarités l’attraction entre le centre de l’un et les membres de l’autre encourage le mouvement et la parole (qui est un mouvement aussi), ce qui est la condition requise pour qu’aient lieu les rapprochements sexuels.

A ce sujet on peut insister sur le fait que deux individus de sexes opposés se conviennent quand ils peuvent se parler facilement. C’est le signe le plus facile révélant la même latéralité. Dans le cas contraire, l’un (l’homme) parle à l’autre mais la conversation ne se nourrit pas. C’est un monologue, on fait la demande et la réponse. L’un des deux finit d’ailleurs par le dire.

Tout couple qui n’arrive pas à échanger des paroles est un couple provisoire, donc sans avenir ; il n’y a alors pas d’attirance complète réelle, mise à part l’attirance purement physique, moins intense ( ?), résultant des différences anatomiques et physiologiques.

Dans un monde à latéralité unique, de droitiers, la question ne se poserait pas de savoir si des couples de droitiers se conviennent. De même, dans un monde de gauchers il n’y aurait pas non plus de choix. On aurait alors toujours cette opposition face-à-face qui appelle le mouvement et donc l’accouplement.

Confirmation de l’accouplement « normal »

Je pense donc que seuls les couples de MEME LATERALITE se forment durablement. Les autres ne se forment que momentanément, rarement ou même pas du tout, à l’heure actuelle où l’on tend à ne plus admettre les mariages forcés.

Dans les temps anciens et encore maintenant dans certains pays les mariages étaient arrangés. Combien de catastrophes historiques ont dû survenir à cause de cette coutume !

J’ai essayé pendant longtemps de croire ou j’ai espéré possible de croire qu’il était indifférent d’avoir telle ou telle latéralité, semblable ou différente, dans un couple, mais je suis forcé d’admettre que ce n’est pas le cas.

Cette explication par le mouvement attirant les membres vers le centre (face-à-face) parait plausible.

Est-ce que les inversés (emploi de la seconde main au lieu de la première) qui s’accouplent avec d’autres inversés ou gauchers d’autres sortes (cas très général) le font parce qu’ils ont tous deux une caractéristique particulière ou parce qu’ils sont de même latéralité ?

Je penche vraiment pour cette dernière hypothèse parce que les accouplements entre individus de latéralités opposées sont extrêmement rares et généralement ne durent pas.

Est-ce qu’ils sont faits différemment à l’intérieur (cerveau, entre autres) par rapport aux droitiers ? Même si la polarité mâle ou femelle est présente chez les deux latéralités, comme indiqué plus haut, est-ce que le cerveau est organisé de la même façon entre gauchers et droitiers ? On peut en douter.

De toutes façons, l’orientation et la place des organes internes ne sont pas les mêmes par rapport à la main (main du cœur, main du foie).

Une autre preuve de l’accouplement entre mêmes latéralités c’est qu’un gaucher ou une gauchère bien latéralisés a le choix de s’accoupler avec des individus semblables (assez rares) ou avec des inversés. Il ou elle le fait très rarement avec ses semblables (rareté) et pas du tout avec des droitiers.

Ces accouplements entre gauchers développés et inversées (ou vice versa) ne peuvent être très parfaits, puisque « l’éducation » de la partie centrale (développement du cerveau) n’est pas la même, mais ils peuvent durer et banalement durent, malgré les empiètements mutuels inévitables causés par la ressemblance entre les deux cerveaux actifs.

Un gaucher complet aura peut-être tendance à choisir un (ou une) conjoint(e) de la catégorie droitière pour ne pas se sentir dans une sorte de ghetto de gauchers de tous degrés, s’il n’admet pas qu’il doive trouver son complément dans cette catégorie, mais ce n’est probablement qu’une illusion car, comme mentionné, l’attirance instinctive majeure vers l’autre sexe vise inconsciemment quelqu’un de même latéralité.

Bien entendu, tous ces rapprochements entre individus de mêmes latéralités se font intuitivement par goût et non par raisonnement.

De plus, comme il y a moins de gauchers que de droitiers mais autant de femmes que d’hommes dans chaque catégorie, il serait logique de penser que l’accouplement « normal » devrait avoir lieu à l’intérieur de chaque catégorie si on accepte, bien sûr, l’existence de polarités différentes et leur mécanisme d’action.

Problèmes lors d’accouplements de gauchers dissemblables

Quels sont les problèmes créés par cette situation disparate ? On suspecte que le fait de ne pas se conformer à la latéralité naturelle provoque un développement inverse ou partiellement inverse des caractéristiques du cerveau, de la voix et de façon générale des deux secteurs centraux (voir chapitre suivant).

On verra plus loin (chapitre 3), en se fondant sur une hypothèse résultant d’observations, qu’effectivement le développement inverse de la main provoque un développement concomitant « inadapté » du cerveau. Ceci ne peut être confirmé que si on admet que les hommes et les femmes ont une façon intrinsèque différente de penser.

Il résulte de ces situations qu’une femme inversée ou contrariée aura un développement sensiblement MASCULIN du cerveau et de la pensée active. La voix sera basée sur les voyelles et le développement normal du mental manquera au sexe concerné.

Le développement naturel de l’hémisphère sera seulement inconscient et non cultivé par la pratique de la main.

Pour un homme ce sera bien sûr l’inverse : le cerveau développé sera sensiblement FEMININ.

Une inversion des membres va se répercuter négativement sur la ligne centrale double : cerveau, cou, estomac, organes de la digestion, dos, intestin, sexe...

Les conflits dans ces derniers couples surviennent parce que l’un (n’importe lequel des deux) a l’impression que l’autre empiète sur son domaine et du même coup ne remplit pas son office. Ils surgissent au niveau de la voix et du raisonnement (et du sexe) et sont inévitables, même avec la meilleure bonne volonté.

L’un des deux va alors céder mais se sentira frustré et ce n’est pas une solution durable car il y a révolte plus ou moins consciente. Si on veut se placer d’un autre point de vue on peut dire qu’aucun ne se sent indépendant de l’autre.

Si pépé bricole, mémé se mêlera du bricolage, même si ça ne l’intéresse pas vraiment, ou le méprisera, dans le seul but de contrôler (encercler) et même de DOMINER. On peut aussi prendre l’exemple d’une femme bien latéralisée et d’un homme inversé.

La femme aura plutôt l’impression d’avoir tout à faire et de ne pas pouvoir compter sur son compagnon pour les responsabilités.

Si ce n’est pas le cas, ou bien l’un fait le travail de l’autre et l’autre le travail de l’un (inversés ou contrariés), ou alors, dans le cas d’une gauchère complète ou d’un gaucher complet dans un couple non également développé, si on considère l’étendue, disons de 180°, de l’activité (non sexuelle) d’un couple, l’un fera 90° et l’autre aussi, mais en recouvrant partiellement, disons sur 45°, les 90° de l’autre, ce qui donne une activité totale de 135°, au lieu d’activités complémentaires, qui s’additionnent pour donner 180°.

Hypothèse sur la proportion et l’origine des deux latéralités

Hasardons une hypothèse sur la raison du nombre inégal de droitiers et de gauchers. Tout d’abord il y a probablement davantage de gauchers inversés, refusés ou contrariés (pour l’écriture) que de gauchers complets ou intégraux. Il y a donc plus de gauchers que ce que l’on croit habituellement.

Pourquoi cette différence entre le nombre des droitiers et des gauchers, alors qu’il y a dans l’humanité à peu près autant de femmes que d’hommes, qu’on accouple ?

Cette différence n’est pas du même ordre : on ne marie pas ensemble d’une part les gauchères et les droitiers et d’autre part les gauchers et les droitières de façon naturelle et obligatoire ; donc les deux catégories peuvent être en nombres différents.

Il y a cependant autant de femmes que d’hommes dans chaque catégorie de latéralité, j’en suis persuadé, alors qu’officiellement il y a moins de gauchères. En réalité, il y a plus de femmes inversées que d’hommes, à cause de leur souplesse mentale ou de leur peu d’intérêt pour les ouvrages de force ; et à cause du qu’en dira-t-on. Comme il y a donc autant d’hommes que de femmes dans la même catégorie on peut alors se dire qu’ils sont peut-être faits pour s’accoupler régulièrement et de préférence (?).

On peut imaginer par exemple et pour se distraire que la répartition a des causes géographiques car c’est semble-t-il aux latitudes extrêmes qu’on rencontre le plus de gauchers : en Scandinavie ou en Australie. En Afrique il y en aurait beaucoup moins d’après ce que mes tests montrent à l’aide de la TV.

Pourquoi ne pas supposer que c’est la PROXIMITE DE L’EQUATEUR qui produit les DROITIERS ? Comme il y a plus de population près de l’équateur et dans les pays tempérés que dans les pays situés vers les POLES, il y a plus de droitiers que de gauchers, dans la population en général. Plus on s’éloigne de l’équateur moins il a d’influence et une INVERSION de la “polarité” intervient.

Cette « polarité » cependant est intervenue il y a longtemps et fait partie du capital génétique. Est-ce que la position géographique agit encore maintenant ? Probablement.

Avec le brassage actuel des populations, qui ne cessera pas, on trouve des Noirs en Suède. Ce brassage n’a jamais été aussi intense et résulte des voyages, ainsi que des mélanges, que ne peuvent plus empêcher les religions, principal obstacle auparavant, à cause de la perte significative de leur influence sur ce point.

La proportion présente initialement pourrait donc changer à l’avenir. L’explication géographique peut apparaître plus plausible si on constate, comme c’est probablement le cas, qu’il y a en proportion plus de Noirs gauchers aux Etats-Unis qu’en Afrique. De toute façon, personne jusqu’ici n’a trouvé une explication convaincante à ce phénomène.

Cette supposition, sans intérêt véritable, si ce n’est la curiosité, est donc aussi bonne que d’autres, bien compliquées.

Il existe une autre hypothèse sur l’origine basée sur les mélanges qui peut-être ont créé l’homme.

Dans un film qu’on a eu l’occasion de voir à la télévision, on parle de l’humanité du début et notamment des Néandertaliens et de l’espèce survivante parallèle : Cromagnon ou généralement homo sapiens sapiens. On dit que nous ne pouvons pas descendre des Néandertaliens parce que les ADN sont trop différents.

La conclusion serait donc que seule l’espèce homo sapiens sapiens a survécu tandis que les autres étaient cependant encore là jusqu’il y a 25000 ans. Aucune relation sexuelle ? Etrange et impossible ! Pas de rapts ? Ceci me semble résulter de l’absence relative de matériel d’étude. En effet, selon les paléologues l’os du doigt en général devrait être suffisant pour donner une image complète de l’individu !

Pourquoi ne serions-nous pas le résultat du mariage de deux espèces de primates et non les descendants d’une seule espèce ?

La double latéralité pourrait provenir de ce mariage, entre gens du nord et gens de l’équateur par exemple.

Un mariage entre robustes et moins robustes, entre primitifs et moins primitifs, entre gauchers et droitiers.

La latéralité de gauche est dépréciée, sans aucun doute. N’est-ce pas le souvenir d’une peuplade plus fruste ?

Peu importe au fond l’explication de l’origine, géographique ou autre, mutations ou adaptations.

Les Néandertaliens ont disparu parce que «moins adaptés» ou «moins féconds ». S’ils sont moins adaptés est-ce que c’est parce qu’ils étaient symétriques et moins latéralisés d’un côté ou de l’autre ? Une des utilités de la latéralité consiste à pousser l’homme à agir et donc à modifier la terre et son destin. Si ces Néandertaliens étaient symétriques (comme les animaux ???) ont-ils manqué de la faculté « d’adaptation » indispensable pour arriver jusqu’à nous.

Pour la transmission de la vie on peut aussi supposer que les femelles n’étaient pas fécondes tout le temps comme c’est le cas pour les femelles humaines ou celles de homo sapiens sapiens.


3) Différences sexuelles et morphologiques dans le couple humain

Ressemblances, comparaison et symbolisme des activités

Il est loisible d’observer, comme mentionné, que le corps de l’être humain présente successivement dans le plan horizontal :

quatre zones intéressantes que délimitent trois plans verticaux, de gauche à droite (ou de droite à gauche). En d’autres termes, il y a les bras et les jambes sur chacun des côtés, et le centre, qui lui, est double et qu’on peut donc diviser en deux parties, de formes apparentes similaires (du moins de l’extérieur).

Il y a ainsi une première et une quatrième zones, externes (membres) et une deuxième et troisième zones, internes (centre).

Les quatre zones considérées ont théoriquement une extension continue, sans interruption, de haut en bas, même si le centre parait s’arrêter avant le sol, entre les jambes. Dans la station assise le centre touche aussi le sol !

Chez les animaux à quatre pattes, l’aspect général est le même que chez les humains, le tout étant vu dans un plan horizontal (parallèle au sol) chez les animaux et vertical (perpendiculaire au sol) chez les humains.

Quatre zones distinctes dans le sens horizontal (droite - gauche ou gauche - droite)

La tête est également subdivisée en quatre parties ou zones : deux externes et deux internes.

L’œil lui-même, comme indiqué plus haut, est subdivisé en une partie externe (près de la joue) et une partie interne (près du nez) dont les connexions nerveuses internes sont telles que la partie externe (près de la joue) d’un des deux yeux correspond avec la partie interne (près du nez) de l’autre oeil, de chaque côté.

La première zone renferme donc surtout les membres, c’est-à-dire les éléments actifs externes et mobiles, à savoir : le bras et la jambe, ainsi que, sur la tête, la moitié de la chevelure, la partie externe de l’œil (près de la joue) et la joue, sur un même côté.

Les deux autres zones entre les membres sont internes.

La deuxième zone s’étendant aussi dans le sens vertical appartient au centre; elle inclut, dans la tête, la moitié du front (un hémisphère), l’oreille, la moitié interne de l’œil, et la moitié du nez, du cou, ainsi que dans le corps la moitié du buste et du ventre, y compris la moitié du pubis et du sexe.

La troisième zone correspond aux mêmes éléments que ceux de la deuxième zone, de l’autre côté.

La quatrième zone contient les mêmes éléments que la première zone, mais de l’autre côté.

La première et la troisième zones théoriques indiquées ont la même polarité ou sont du même type, disons de type A ou positif, et la deuxième et quatrième zones ont aussi une même polarité, mais de type B ou négatif.

Cette affirmation se base sur la constatation que les zones extrêmes sont respectivement sur des côtés opposés, et ont donc des polarités différentes, et que les zones adjacentes, internes, pour être distinctes doivent être respectivement de chacune des polarités, l’une par rapport à l’autre.

Pourquoi les deux polarités des éléments externes seraient-elles les mêmes que celles des parties centrales ? Ne peut-il y avoir quatre polarités au lieu de deux ? C’est exclu qu’il y en ait quatre puisqu’il y a des connexions (1 et 3 ou 2 et 4), fonctionnelles au moins, entre le centre et les membres. Voir, par exemple, l’hémisphère du cerveau d’un des côtés qui commande le membre (main) de l’autre côté.

Deux zones ou secteurs dans le plan vertical

Le corps humain a également deux autres divisions ou secteurs, dans le sens vertical : il s’agit du haut et du bas. Le secteur du haut entre en contact surtout avec l’air et les environnements fluides, le secteur du bas repose sur le sol et sur de la matière consistante. La force de gravité le maintient au sol et ne lui laisse d’autre choix que de se déplacer en se conformant aux obligations de cette force.

L’animal ayant quatre pattes a choisi d’être en contact avec le sol et avec l’air, d’une autre façon (horizontalement), ce qui lui permet de développer l’odorat conscient (tête vers le bas) plutôt que la pensée consciente (tête basculant vers l’arrière).

Deux commandes reliées

L’homme possède deux dispositifs de commande coopérants : en haut le cerveau proprement dit et en bas l’appareil sexuel. On peut ainsi parler de deux commandes mutuellement dépendantes à structures et buts distincts car celles-ci sont toutes deux actives dans leur domaine, ont des « pensées » ou des « sensations » spécifiques et représentent respectivement des activités complémentaires et indispensables.

Un animal, disons un mammifère, pour ne pas trop nous éloigner de l’homme, a aussi deux secteurs, l’un étant apparemment le haut représenté par le dos et l’autre étant le bas, qui comprend le ventre et les pattes.

Ces deux secteurs sont : la partie avant qui correspond à la partie haute chez l’homme et la partie arrière qui correspond à la partie basse chez l’homme.

Il est plus évident d’y voir deux dispositifs de commande, l’un à l’avant et l’autre à l’arrière. A-t-il les mêmes zones d’énergie que l’homme, aux mêmes endroits selon la même répartition de polarités ? Il est probable qu’il y ait une différence fondamentale, bien que l’homme ne soit qu’un mammifère, qui fut transformé par vieillissement, mutation et évolution, et au moyen du redressement vertical.

L’animal est peut-être assez symétrique, alors que l’homme ne l’est définitivement pas, puisque malgré l’existence de deux bras indépendants libérés par la marche debout, il possède un bras actif et un bras passif. A première vue, selon une idée assez simpliste, si les deux côtés agissaient de façon égale et indifférente, il n’y aurait pas de prise de décision. C’est le fameux cas de l’âne de Buridan qui n’arrive pas à choisir entre deux possibilités de nourriture.

L’homme est différent de l’animal non seulement par la station debout qui conditionne le développement du cerveau mais également par la latéralité qui conditionne le développement des activités de subsistance et de destin et de modification de la nature.

Pour influer sur sa vie, pour travailler, il faut être sollicité de façon inégale, donc de façon asymétrique. L’animal, lui, ne cherche pas à influer sur son destin, il n’a donc pas besoin d’être latéralisé. D’ailleurs, à quoi lui servirait de l’être s’il se déplace sur toutes les pattes à la fois. Il est latéralisé d’avant en arrière et non latéralement comme l’homme. Il est bien entendu très intéressant d’étudier aussi l’animal par comparaison.

Si on arrive à comprendre l’homme sous certains aspects spécifiques que sa nature a réussi à acquérir on réussira aussi à comprendre l’animal le plus proche selon les mêmes aspects.

Aspect du corps humain selon le sexe

Si on cherche à caractériser l’aspect global de l’homme et de la femme l’un par rapport à l’autre en les comparant sur le plan anatomique, on voit immédiatement que le mâle est configuré en triangle, large en haut et mince en bas, tandis que la femme, également en triangle, est mince en haut et large en bas.

En plus, la dimension verticale de la partie haute chez l’homme (buste) est plus grande que celle de la partie basse (cuisses, jambes), et l’inverse chez la femme. En d’autres termes le buste est plus grand en taille chez l’homme par rapport aux jambes alors que les jambes chez la femme sont plus longues que le buste. Evidemment, il s’agit de Vénus et d’Apollon et non du commun des mortels

Ils sont par conséquent, de formes complémentaires entre eux, ce qui est la base même de la différenciation sexuelle. Cette complémentarité de formes et donc aussi de fonctions (sinon, pourquoi cette différence?) est-elle également une complémentarité ayant un sens en ce qui concerne les capacités fonctionnelles actives de l’un ou de l’autre? La différence de formes, à part celle des sexes qu’on admet facilement puisqu’elle est évidente, a-t-elle une signification autre que fonctionnelle et sexuelle ?

Le HAUT de l’un (homme) imite-t-il le BAS de l’autre (femme) ?

On peut réfléchir à ce propos en essayant de savoir si le secteur supérieur chez l’homme possède une forme globale ressemblant au secteur inférieur chez la femme, et inversement, du simple fait qu’ils ont une géométrie globale identique (triangulaire, large ou étroite), mais inversée.

Il semble bien que OUI. En effet, n’est-ce pas frappant de constater la similarité de formes et probablement aussi une certaine similarité de fonctions, entre la partie haute chez le mâle, incluant la tête, et la partie basse chez la femme, incluant le sexe, et entre la partie haute chez la femme incluant la tête et la partie inférieure chez l’homme, incluant le sexe ? Les détails peuvent être discutés (à quoi correspond le nez, la bouche, etc. ?).

Similarités entre les sexes différents mais pas aux mêmes endroits

Dans cette comparaison, observons les animaux sur leurs quatre jambes : la tête à une extrémité correspond au sexe à l’autre extrémité. Chez les êtres humains les parties supérieure et inférieure réunies par le point central (nombril) peuvent être imaginées comme étant séparées et inversées l’une par rapport à l’autre pour faciliter la comparaison.

Il est à noter aussi que chez les animaux les seins (les pis des vaches) appartiennent au sexe (la partie inférieure arrière) et non à la partie supérieure (avant) comme chez les humains. Donc, chez les humains un changement de position des seins vers la partie supérieure a eu lieu, par comparaison avec les animaux.

C’est pourquoi on peut dire que chez les animaux il n’y a qu’une partie supérieure (avant) d’un aspect neutre et une partie inférieure (arrière) à aspects sexuels différents.

Chez les animaux, il n’y a dans la partie avant aucune configuration ressemblant à l’autre sexe et donc ils n’incluent pas les deux sexes dans le même être vivant, contrairement à ce qui se passe avec les humains, ainsi que je vais tenter de le démontrer par la suite.

La dissymétrie latérale n’a pas d’utilité chez les animaux à cause des quatre pattes sur lesquelles ils reposent. Ils sont probablement symétriques pour cette raison. La dissymétrie est humaine et a des fonctions utiles.

Comment la lionne pourrait-elle sauter et chasser si ses seins étaient dans la partie supérieure de son corps ?

Les animaux ont une partie avant pour assurer la subsistance et une partie arrière pour la reproduction. Ils sont mutuellement indépendants et leur accouplement relève du hasard ; il ne dure pas toute la vie.

La position debout acquise par les humains a provoqué entre autres un développement dissymétrique, l’introduction des caractéristiques des deux sexes dans l’individu (doubles configurations) et le changement de situation (montée) des moyens (seins) pour nourrir les jeunes.

La montée de la position des seins après (à cause de) la position debout facilite la course mais empêche définitivement les femmes de combattre et de chasser à cause de la présence fragile des seins. Leur « chasse » consiste à nourrir et à éduquer les jeunes. Quelqu’un d’autre (l’homme) les protège.

Représentation magnifiée de l’autre sexe en haut

De plus, cette position des seins permet de dire que la partie supérieure chez les humains est une représentation magnifiée de l’autre sexe car sans les seins dans la position haute comment cette représentation serait complète (tête = sexe, seins = testicules) ? Et cette représentation est importante mentalement et physiquement. Logiquement, cependant, la force de la pesanteur devrait plutôt provoquer la descente ou le maintien vers le bas des seins mais la Nature est telle que pour d’autres raisons ils sont en haut, contrairement aux autres mammifères.

Qu’en est-il chez les autres primates en ce qui concerne les seins ? Il semble qu’ils soient pareils que les humains.

Il y a une grande similarité entre les attributs sexuels de la femme et la partie supérieure du corps de l’homme qui comprend : une tête large (sexe de la femme), des joues ayant des poils formant la barbe (pubis de la femme), pas beaucoup de cheveux sur la tête, une voix grave (large) donc réceptrice, correspondant à la tête large, des épaules larges (hanches de la femme) et des pectoraux non développés extérieurement, donc cachés, comme le sont les ovaires.

Similarité aussi entre les attributs sexuels de l’homme et la partie supérieure du corps de la femme qui comprend : la tête fine (sexe de l’homme) et l’absence de poils sur le visage (rappelant le sexe imberbe de l’homme), les cheveux longs et bien fournis, la voix aiguë, donc émettrice, correspondant à une tête fine, les épaules rapprochées (rappelant les hanches de l’homme), les seins nourriciers en saillie (rappelant le système testiculaire de l’homme).

Dans cette comparaison apparemment simple le premier dispositif de commande (le cerveau lui-même) serait équivalent, au point de vue configuration (et fonction ?), au deuxième dispositif de commande (le sexe) des femmes, et vice versa.

Il semble par conséquent que les parties supérieures respectives de l’homme et de la femme soient une réplique magnifiée (image) des éléments constitutifs et distinctifs principaux du sexe opposé. On peut discuter à l’infini sur des détails de la comparaison : est-ce que la tête dans sa totalité correspond à la partie destinée à la copulation de l’autre sexe, alors que les seins ou les pectoraux correspondent respectivement aux autres éléments doubles (testicules et ovaires) de l’appareil génital ?

La tendance générale pour que chacun des individus de sexes opposés ait aussi les caractéristiques de configuration de l’autre sexe, à des étages différents, ne peut être niée si on en croit une géométrie globale.

(Qui du nez et de la bouche correspond à un élément sexuel et aux moyens d’évacuation, respectivement ? Le nez sent, respire, évacue un peu et la bouche respire et apprécie les odeurs, les saveurs, les boissons et mange. A l’autre extrémité le sexe coopère avec l’autre sexe. Donc, le sexe semble correspondre au nez tandis que la bouche (nourriture) est équivalente aux moyens d’évacuation (rejet) mais ceci n’est pas important pour la comparaison).

Cette comparaison haut et sexe a pour effet de pouvoir déduire des symboles qui peuvent être utilisés pour montrer comment les deux sexes sont complémentaires et fonctionnels.

Les correspondances et ressemblances évoquées ne sont pas des coïncidences sans signification. Elles renforcent l’idée que tout est complémentaire dans les deux sexes, qu’il s’agisse du plan physique et fonctionnel, destiné à la reproduction, et du plan mental et fonctionnel, destiné à l’activité générale.

Les voix

Dans la partie centrale double, chez le mâle la voix est grave, formée de fréquences plus basses provenant de l’utilisation de cordes vocales moins tendues. Elle est donc paradoxalement “femelle”, c’est-à-dire réceptrice. Il n’est pas étonnant que cette voix soit plus lente dans son élocution du fait de cette largeur et qu’elle soit enveloppante avec un caractère de continuité (courant continu).

Dans la même partie centrale, chez la femme, la voix est aiguë, étant formée de fréquences plus élevées, avec comme conséquence des cordes vocales plus tendues. Elle est donc “mâle” et pénétrante, c’est-à-dire émettrice. Cette voix sort en impulsions rapides. C’est ainsi qu’aucun homme ne pourrait ou ne voudrait, en principe, parler aussi vite qu’une femme. Il parle plus fort, c’est entendu !

Les deux fronts

Qu’en est-il du front et, derrière lui, du double cerveau (hémisphères), qu’abrite le crâne ? Les deux hémisphères sont complémentaires par hypothèse scientifique et la forme géométrique figurant la façon de penser de l’hémisphère dominant a toutes chances de correspondre à la forme distincte du HAUT.

En première approximation, on peut dire :

que le mâle aura un cerveau (hémisphère) principal de forme large (synthétisant) et un cerveau (hémisphère) secondaire de forme étroite (intuition),

tandis que la femelle aura un cerveau principal de forme étroite (intuition) et un cerveau secondaire de forme large (synthétisant), si on suit les caractéristiques résultant de la géométrie générale évoquée.

On a ainsi supposé que la voix et le cerveau (hémisphère) principal ont la même forme que la configuration globale du haut du corps puisqu’ils habitent en haut.

L’ hypothèse exposée de haut et de bas de formes différentes qui correspondraient aussi à une « géométrie » distincte pouvant expliquer les formes de la voix est originale.

Cette idée très simple et, on l’espère, très juste pourrait expliquer bien des choses concernant les fonctions des deux hémisphères. En tout cas, c’est plus clair que de dire : le cerveau droit fait ceci et le cerveau gauche fait cela, sans du tout penser à la latéralité.

On fait donc l’hypothèse HARDIE que le cerveau de l’homme rassemble (sexe de la femme) et que le cerveau de la femme pénètre (sexe de l’homme). Il y en résulte respectivement la synthèse et l’intuition.

Que l’hémisphère d’une des deux sortes soit supérieur à l’hémisphère de l’autre sorte, parce que la forme de l’hémisphère dominant dans un sexe serait telle ou telle, n’a aucun sens, car aucun des deux n’est complet et ne renferme l’intelligence à lui seul, et ne peut assurer la vie et la survie de l’humanité. Le seul but du cerveau complet (des deux hémisphères, en fait) est d’assurer la vie et la survie.

Si le large était plus intelligent que l’étroit cela pourrait aussi vouloir dire que le cerveau entier de faible volume est moins intelligent que le cerveau de grand volume, ce qui est idiot (voir Anatole France, ayant eu parait-il un cerveau de faible volume). La seule occasion où les individus représentent une entité complète, physique et mentale, de type “parfait”, c’est quand ils s’unissent en couple. C’est d’ailleurs la seule occasion où cela soit nécessaire.

Est-ce la même chose chez l’animal (le mammifère) ? Il semble que la différenciation chez l’animal soit plutôt globale ( absence ou présence de signes distinctifs sur la tête ou bien volumes différents).

Si les éléments dominants des cerveaux humains des deux sexes, en plus des autres parties du corps, n’étaient pas complémentaires en forme et en fonction, comment pourrait-il y avoir des vies de couples stables et durables et comment pourraient-ils “créer” une famille qui est une addition de deux formes différentes ?

Pour construire dans le même sens à l’aide des deux sexes, il ne faut pas de compétition ; donc, il faut des outils personnels. Sinon, chacun fait son travail sans cohésion fructueuse.

Comme tout fonctionne par attraction, entre les contraires, ou plutôt les compléments, il faut que les caractéristiques des cerveaux soient de formes à « emboîtement » ou de polarités dites inverses. Dans le cas contraire, ils ne cesseraient pas de se combattre soit dans leurs activités soit dans leurs pensées (paroles). Bien des exemples montrent qu’il en va souvent ainsi. La question importante est de savoir comment cela se passe alors dans le détail et pourquoi cela arrive.

Quand il s’agit d’amis de même sexe (semblables et non complémentaires) il n’est pas en principe question de sexe : on trouve donc une compétition ou une entre aide ou une camaraderie.

Les caractéristiques sexuelles dites “secondaires” ont une importance beaucoup plus grande qu’on ne le proclame et permettent peut-être de mieux comprendre l’humanité. Si on admet que l’activité liée au sexe de l’un ou de l’autre est conditionnée par la forme géométrique de l’outil du raisonnement, et que la partie haute du corps mâle correspond en forme (et en fonction ?) à la partie basse du corps de la femelle, et vice versa, on peut esquisser une description desdites activités.

Ce qui frappe chez l’homme c’est sa relative absence dans la procréation et chez la femme sa relative absence dans la création des objets (monuments) physiques (il lui suffit de dire : je veux une maison).

La femme fabrique l’ENFANT, l’homme fabrique la MAISON, ce qui se ressemble à des niveaux distincts de type fonctionnel différent.

Si on concède que les actions de l’homme correspondent pour l’activité physique (travail) au rôle procréatif de la femme et en particulier à la fabrication de l’enfant, tandis que les actions de la femme pour l’activité physique (travail) correspondent au rôle de l’homme dans la procréation, on comprend mieux pourquoi les actions de l’homme sont concrètes, volumineuses et visibles, tandis que les actions de la femme sont fécondantes, sélectives et plutôt invisibles.

Les configurations évoquées serviront à la discussion lors de la description de certaines conséquences tirées de la latéralité.

Dans les chapitres suivants on essaiera de parler de la latéralité, à travers l’écriture, les langues et les difficultés ou les avantages de l’inversion de la latéralité, et de certains caractères liés à celle-ci.

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4) Formes, Symétrie, Dissymétrie

Il est approprié de revenir à ce que nous avons supposé à propos de la forme générale du corps humain : un triangle avec une pointe en haut et une base en bas pour la FEMME, et un triangle avec la pointe en bas et une base en haut pour l’HOMME.

Chez la femme l’ensemble du haut est par conséquent en pointe et l’ensemble du bas en cercle, ou l’inverse, s’il s’agit de l’homme. « Pointe » et « cercle » sont des formes commodes et parlantes, davantage que « large » et « étroit ».

On pourrait d’ailleurs diviser le haut et le bas en quatre secteurs aussi, dans le sens vertical, à savoir : tête, partie haute du buste, ventre et sexe. Cependant il semble qu’on ne puisse parler que de deux configurations seulement (et non de quatre) dans le plan vertical, ayant trait à la forme et non à autre chose (détectable par le rayonnement).

Cette différence de formes dans le sens vertical est décelable par la vision (ou le toucher) seulement et non par le « rayonnement » comme les parties horizontales. C’est pourquoi on parle de configurations ou de formes seulement.

Nous avons aussi supposé que les caractéristiques fonctionnelles des parties haute et basse du corps avaient une relation de similarité avec ces formes anatomiques.

On peut ainsi facilement penser que le cerveau du haut (deux hémisphères) aura globalement la même géométrie fonctionnelle que la partie haute, de la même façon que le cerveau du bas (sexe) est globalement de la même forme que la partie basse.

Formes distinctives entre les sexes (membres et centres)

Qu’en est-il exactement des détails anatomiques ?

Est-ce que les membres et la partie centrale seraient par exemple physiquement pointus en haut alors que la partie du bas aurait des membres et une partie centrale larges (pour une femme bien sûr) ?

C’est ce qu’on constate surtout pour les parties centrales et moins pour les membres.

En effet, on ne peut pas dire que les membres (bras et jambes) soient étroits en haut (bras) et larges en bas (jambes), ou l’inverse, en fonction du sexe, bien que les bras d’un homme soient plus musclés donc un peu plus larges et les bras des femmes plus menus donc plus étroits, mais le reste des jambes jusqu’au buste est incontestablement plus large ou plus étroit selon le sexe.

Ce qui parait important parmi les membres, pour l’activité spécifique, ce sont les mains et les pieds qui dans les deux sexes correspondent en général pour la forme ou le volume à ce qu’on constate dans le haut des triangles indiqués.

Cependant, plus on se rapproche de la partie centrale plus on a la forme générale distincte que montrent les triangles différemment posés. Cette différence fondamentale fait supposer que le développement de la partie centrale en haut correspond aussi en forme et en activité, soit à la pointe (forme étroite) soit au cercle (forme large), selon qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme.

Le bas est déjà différencié parce que sexué.

Il est à noter en passant que la main, de forme mince et pointue, qui est la main principale chez la femme, se sert volontiers d’un sac à main (pour s’y cacher) alors que la main de l’homme (large !) tient le sac (une “serviette”) mais généralement avec la main secondaire (qui est pointue !). L’homme n’aime pas mettre sa main principale (= large) dans un objet femelle (sac = large).

Polarisations horizontales et verticales (le large ou l’étroit)

Les polarisations mâle et femelle des secteurs horizontaux n’apparaissent pas ouvertement et distinctement, de façon à fournir des éléments anatomiques doubles qui seraient dissemblables en forme, de la même manière que ce qui se passe dans le plan haut et bas (large ou étroit).

Mais on peut malgré tout les considérer comme dissemblables dynamiquement, à cause de cette polarité, dans le plan horizontal à gauche et à droite.

Ces polarisations ne sont sensibles que par la détection à l’aide de l’œil ou d’un futur appareil à inventer et ne se voient pas par la forme.

Comme au niveau des yeux de l’observateur, les 4 polarités du plan horizontal, peuvent être décelées comme des sortes de rayonnements produits et ressentis, à l’image de ce que fait un radar, ceci constitue l’essentiel du test évoqué qui permet de déceler la latéralité.

Fonctions spécifiques dans les sens vertical et horizontal

Les deux pôles d’activité du haut (travail et pensée) du couple humain sont la survie (contre les éléments, les animaux) et la subsistance (nourriture, soins et éducation, pensée et décision).

Il ne faut pas bloquer l’un ou l’autre sexe dans une zone étroite d’activité professionnelle (= ce qui est nécessaire) ou artistique (= ce qui est superflu) puisque des instruments différents peuvent théoriquement toujours atteindre le même but, avec plus ou moins de bonheur selon la nécessité et en accord avec l’intérêt suscité.

Cependant il est sage de méditer sur la théorie basée sur la forme, qui permet d’avancer un peu avec des idées simples.

Si le travail de l’homme correspond à l’activité sexuelle de la femme, il en aura quelques caractéristiques : créations de A à Z et achèvement sur une certaine période, groupements, accumulations, rythmes différents et finalement : cessation d’activité de (pro)création (retraite).

Si le travail de la femme correspond à l’activité sexuelle de l’homme il en aura aussi des caractéristiques : charges et décharges, “je sème à tous vents”, “je suis toujours prête à recommencer”, “je choisis, je bouge et j’influence”, et cette activité dure autant que la vie, avec évidemment des périodes terminales descendantes.

On voit que le secteur du bas assure la locomotion et la survivance (digestion, émotions, procréation, activités du deuxième cerveau : le sexe).

On peut maintenant essayer de réfléchir sur le comportement sexuel général de l’un et de l’autre sexes.

Chez l’HOMME il y a production d’énergie sexuelle qu’il cherche à utiliser.

Si on fait référence par exemple à la technique électrique on voit qu’un condensateur se charge et se décharge à travers une résistance électrique. On peut trouver dans ce phénomène une certaine analogie avec ce qui se passe dans les relation sexuelles.

L’activité sexuelle de l’homme a des caractéristiques du type à impulsions; il y a ressemblance avec le courant alternatif ou pulsé.

Chez la FEMME (la résistance électrique, par rapport au condensateur, si on accepte la comparaison) l’activité sexuelle a plus de ressemblance avec celle du courant continu.

L’homme lui-même a des besoins sexuels parce qu’il y a autour de lui des femmes qui l’influencent.

Il en va de même des femmes, avec un style et un besoin différents.

Les uns et les autres réagissent parce qu’ils sont mutuellement en présence.

Il est intéressant de comparer le caractère ou les réactions naturelles de l’un et de l’autre dans la partie basse du fait que le comportement spécifique de la partie haute - qu’on vénère tellement parce qu’il y a le cerveau - reflèterait les caractéristiques sexuelles de l’autre sexe.

Sous ce regard la forme de l’intelligence peut aussi être symbolisée par un cercle chez l’homme et une pointe chez la femme (c’est plus parlant que large et étroit).

Leurs activités de lutte pour la subsistance correspondent aussi à un tel schéma puisqu’il s’agit aussi de la partie haute.

Dans le sens horizontal les 4 secteurs ont des échanges mutuels pour réaliser des activités et des déplacements qui caractérisent l’être vivant.

Tout ceci montre qu’on ne peut sortir d’une situation BINAIRE, haut et bas, droite et gauche, mâle et femelle, positif, négatif.

Décrire une telle situation en ce qui concerne le raisonnement, l’intelligence et l’activité consciente (et professionnelle) dans, et sur, le monde qui nous entoure est plutôt difficile, mais si on est guidé par les idées qui précèdent, on doit pouvoir y arriver.

Conséquences CULTURELLES de l’existence desdites formes distinctes

La femme pénètre le monde, alors que l‘homme le saisit; la femme picore et goûte mais l’homme déchire et avale.

La femme se couvre et s’habille (en haut) parce que la forme pointue a besoin de s’introduire et d’être entourée.

L’homme s’ouvre et s’élargit (en haut) mais se couvre régulièrement en bas.

La femme aime changer d’apparence selon la mode parce qu’elle a des réactions du type à variations comme si la fantaisie lui était innée. Son intelligence est intuitive parce que pénétrante.

L’homme par contre, décide en raisonnant, en additionnant, en synthétisant, en tournant autour du pot et en cherchant à voir par avance les conséquences de ses actes. De même que la femme procrée l’enfant, l’homme cherche dans ses activités à créer, à reproduire et à construire. Il protège (entoure en cercle) la femme. De là la différence de forces.

La femme utilise et met en valeur. Elle a besoin de protection (= être entourée), pas seulement à cause de sa faiblesse physique supposée, bien que certains hommes en aient besoin aussi, dans l’enfance, de la part de leur mère, par exemple, ce qui est provisoire ; mais si ça dure pour ces derniers, ils remplacent leur mère par leur femme.

Ce schéma mériterait d’être creusé par quelqu’un ayant beaucoup plus de talent, dans tous ses détails.

Bien sûr, il ne faut pas trop exagérer en se basant exclusivement sur l’idée directrice résultant de la géométrie. Il demeure cependant que l’être humain est essentiellement BINAIRE et INCOMPLET dans sa solitude. Il n’est complet en tant que membre de l’espèce humaine que lorsque les deux sexes coopèrent et collaborent entre eux.

On peut penser que l’attirance constante et significative de l’un vers l’autre est le moteur indispensable à leur développement et à leur activité. Si elle n’existait pas, il n’y aurait pas de différence entre l’homme et les autres animaux. Ces derniers n’ont pas besoin de complémentarité mentale. En ont-ils ? Comment le savoir ?

Développement de la main principale

On peut raisonnablement affirmer que le développement de la main renforce les caractéristiques du cerveau considéré et que le non-développement ou le développement inverse de la main, c’est-à-dire le développement de la main secondaire, à la place de la main principale, affaiblit les caractéristiques dynamiques qui sont nécessaires pour permettre l’activité, les sentiments et la forme de raisonnement qui correspondent audit sexe. La nature est généreuse mais ne gaspille pas et ne donne que ce qui est spécifique à telle ou telle situation.

Une compensation du fait qu’on ne possède qu’un seul des deux schémas de raisonnement indiqués est la présence de deux demi cerveaux (hémisphères), l’un étant probablement conscient ou actif et l’autre inconscient ou inactif. Chez les humains c’est d’autant plus vrai que leur nature tient à les maintenir dissymétriques.

Chez les animaux on ne sait pas exactement ce qui se passe mais ce qui pousse l’homme à modifier son sort et malheureusement un peu trop la nature qui l’entoure, c’est certainement son manque de symétrie, qui le force toujours à basculer d’un côté et à agir.

Un animal (disons : un mammifère) sur ses quatre pattes ne peut qu’avancer ; le poids latéral ne risque pas de le solliciter grandement et les formes distinctes de mâle et de femelle sont présentes, comme chez les humains, mais uniquement pour assurer la procréation. Il n’y a pas d’attachement affectif.

Le haut chez l’homme c’est la tête, chez l’animal c’est le dos, de tout son long, et le bas chez l’homme correspond au ventre chez l’animal. La tête chez l’animal c’est l’avant tandis que le sexe c’est l’arrière. Les points de vue sont donc complètement différents.

La pesanteur agit sur l’homme debout pour le tasser et l’élargir au fur et à mesure qu’il vieillit; il est donc fréquent de grossir.

Dans la jeunesse le garçon et la fille se ressemblent globalement en volume puis se différencient nettement par les formes, amplifiées par la physiologie, à l’adolescence de façon très rapide; ensuite le mouvement évolutif des formes s’arrête ou se stabilise à l’âge adulte et dans la vieillesse, quand la procréation est terminée, les deux sexes tendent à se ressembler à nouveau.

Est-ce que les différences mentales, psychologiques et dynamiques constatées pendant la vie active s’estompent à la fin de la vie ? Il y a de grandes chances pour que l’évolution anatomique commune provoque une nouvelle ressemblance, comme dans l’enfance.

La pérennité des caractéristiques naturelles mentales et dynamiques, distinctes dans l’homme et la femme ne se conçoit que si la latéralité innée est respectée. Dans le cas où il y a inversion de la main les conditions ne sont plus les mêmes.

Il ne peut alors s’agir que de l’emploi de la main droite à la place de la main gauche.

Développement de la main secondaire au lieu de la première (inversion de la latéralité)

Si on admet la différence mentale et physique entre les deux sexes, le développement d’une main secondaire à la place d’une main principale provoquera chez les hommes un développement “en pointe” et chez les femmes un développement “en cercle”, dans la partie centrale haute (raisonnement, voix, caractère).

L’homme devient intuitif (= pénétrant), beaucoup plus que la normale, et la femme raisonne beaucoup plus, en additionnant les éléments (= synthétisant) et en saisissant leurs liaisons mutuelles, plutôt que de la façon habituelle, c’est-à-dire en se fiant à sa capacité de pénétration immédiate.

Il peut aussi survenir un déplacement des fréquences de la voix du haut vers le bas dans la voix (large) de la femme et un déplacement du bas vers le haut (pointue) chez l’homme, mais ce n’est pas le cas général.

Ce qui compte pour considérer la voix comme normale c’est que, parmi les deux niveaux combinés (stable et variable) caractérisant la voix, le niveau stable soit en haut (femmes) ou en bas (hommes).

Chez les gens bien latéralisés la voix de l’homme est large et basse et la voix de la femme est étroite et élevée. Comme la voix de cette dernière est émettrice (mâle), étroite avec des fréquences élevées, elle est plus rapide (longueur d’onde plus courte) et c’est le contraire chez le mâle qui a une voix plus large (réceptrice), donc plus lente et à fréquences plus basses (longueur d’onde plus longue).

Conséquences diverses de l’inversion

Par un test visuel on détecte si l’individu est gaucher (droitier) ou gauchère (droitière) et par l’écoute de la voix on perçoit s’il y a inversion de la latéralité.

Le test auditif par l’écoute de la voix est facile et tout le monde peut l’utiliser (voir ch.9).

Comme aucun droitier réel n’utilisera la main gauche dans ce cas d’inversion il ne s’agit que de gauchers (gauchères) inversés. Le fait d’imaginer que quelqu’un puisse être inversé au point de vue latéralité sans le savoir est un concept assez négligé.

Il existe évidemment des droitiers inversés en cas d’accident (amputation).

Auparavant, personne n’a jamais admis qu’un “droitier”, donc utilisant la main droite puisse en fait ne pas être droitier de naissance, selon les lois naturelles, puisqu’il ne semble pas qu’on savait vraiment ce qu’est la latéralité et qu’on veuille même le savoir ou qu’on y attache de l’importance.

Tout ce qui précède cherche à le préciser. Il est à noter que jusqu’ici les tests utilisés pour détecter la latéralité observaient les mains et les pieds, ce qui est source d’erreurs car un membre non activé ne peut montrer s’il est dominant ou non.

De là, l’importance d’un test qui n’est pas fondé sur la main ou le pied et qui est indépendant de l’activité manuelle et de la conscience d’être observé que peut avoir un individu étudié.

S’il y a inversion, on perçoit la différence de voix dés que l’écriture a lieu de la main droite, à la place de la main gauche (qui serait la première), ce qui montre que la culture écrite compte pour un énorme pourcentage dans l’activité humaine et le développement individuel.

On dit quelquefois : « L’écriture d’une main ou d’une autre n’a pas d’importance, car je n’écris presque jamais (je tape sur ordinateur) ». L’important n’est pas là : les connexions dans le cerveau qui ont été créées par l’apprentissage sont fixées solidement et réagissent de même : toute action intellectuelle passe par cette acquisition. Ainsi, la capacité d’écrire d’un côté n’est pas perdue à cause de l’addition de la capacité d’écrire de l’autre côté.

Le test d’écoute passe bien sûr sans problème à la télévision (le doublage des acteurs est nocif, bien sûr) et c’est simplement une observation attentive des sons. Le test visuel présuppose une sensibilité particulière pour « émettre » vers une partie du corps de quelqu’un ou son image projetée ou enregistrée et détecter le rayonnement en testant la réaction d’endroits spécifiques de ses propres yeux.

S’il y a inversion de l’activité des membres (inversion de latéralité), les conséquences de cette inversion se répercutent aussi sur les parties centrales qui comprennent la tête, le cou, le buste (foie et coeur, intestins, à l’intérieur) et le sexe.

L’inversion, selon l’avis général, peut concerner le bras et la main, l’oeil, mais pas forcément la jambe et le pied (dominance en biais). C’est illogique puisqu’il y a une commande commune synchronisée des membres dans le cerveau mais ceci arrive chez les gauchers dits “contrariés” (par eux-mêmes) ou partiels, surtout à cause du sport.

Les conséquences de l’inversion en toute honnêteté sont de l’ordre de l’équilibre mental, psychologique et physique. Il est normal que des troubles ou des désordres soient créés.

En conclusion, une inversion de la latéralité provoquerait la création artificielle d’un individu qui serait, en haut et en bas, soit entièrement mâle soit entièrement femelle, ce qui est contraire à la configuration habituelle dite « normale »de l’être humain. En effet, la pointe du bas est conjuguée à une “pointe” artificiellement créée en haut, et le cercle du bas est conjugué à un “cercle” en haut.

Une conséquence assez visible de l’inversion de la latéralité qui donnerait chez les hommes deux formes en pointe, haut et bas, et chez les femmes deux formes en cercle, haut et bas est le volume apparent du corps.

Chez les inversées il y a en majorité des minces et chez les inversés beaucoup d’individus qui ont tendance à grossir. A première vue, la constatation de l’existence de femmes minces et d’hommes gros est contraire à ce qui serait supposé plus haut (deux pointes = faible volume et deux cercles = plus gros volume), je l’avoue, mais c’est le cas en Europe.

En général, quel que soit leur développement de latéralité, il faut admettre que chez les gauchers les hommes ont tendance à grossir et les femmes à rester minces.

Bien sûr, parmi les inversés, les femmes ont peur de grossir (anorexie) et les hommes pour travailler mangent plus (tendance à l’obésité) pour accroître leur énergie ou pallier leur manque de confiance en soi.



LATERALITE HANDEDNESS 2

5. Influence de la latéralité sur les élocutions normales et anormales

L’être humain s’exprime par le son (parle) de façon beaucoup plus variée et compliquée que la plupart des autres espèces.

Son élocution soignée résulte des organes vocaux qu’il utilise mais également et de façon primordiale de la commande développée dans son cerveau. Pourquoi dans ces conditions certains individus ont-ils quelque peine à parler clairement alors que la plupart y arrivent sans trop d’efforts ?

Est-ce que leur cerveau serait défaillant ? Très probablement non.

Difficultés rencontrées

On s’apercevra notamment qu’il existe des troubles du rythme, qui provoquent soit un bafouillage soit un bégaiement, des erreurs de placement de la voix par rapport à la hauteur des sons, voix trop élevée ou trop grave en fonction du sexe concerné, et des inversions de syllabes (dyslexie) ou, tout simplement, des suppressions de syllabes.

On a cherché à remédier à ces inconvénients se répercutant négativement sur la vie sociale par divers traitements psychologiques et par des exercices appliqués. Les résultats sont parfois bons et parfois décevants.

Parmi les difficultés constatées on cite donc la dyslexie qui est une difficulté à lire et à écrire et à s’exprimer oralement, certaines lettres notamment étant inversées. Dans tous les cas, on insiste sur le fait que ces enfants (ou ces adultes) sont intelligents, ou même très intelligents, comme si cette constatation était suffisante pour les consoler de ne pas pouvoir entrer dans la normalité habituellement facile de l’expression orale.

Le génial Alfred TOMATIS (1920-2001), un passionné des mystères de l’oreille et donc un spécialiste des troubles auditifs, a inventé une méthode pour traiter les diverses défectuosités de l’oreille et les troubles de l’élocution et du langage, en étudiant les fréquences propres à chaque langue et en rééduquant les oreilles des patients. Il a notamment cherché à stimuler l’oreille « directrice » qu’il essayait de loger surtout à droite et a utilisé un appareil adéquat qui donne des résultats inespérés dans certains cas.

A propos de l’oreille on a vu qu’elle fait partie d’un des deux secteurs internes tout comme les deux hémisphères du cerveau. Il en résulte, si on en croit la présente théorie impliquant quatre secteurs à polarités alternées et contrairement à ce qu’on croit d’habitude, que chez les droitiers hommes l’oreille droite est commandée par l’hémisphère droit (le secondaire, de type étroit), tandis que la main droite est contrôlée par l’hémisphère gauche (le directeur, de type large) où se trouve le centre du langage. Il n’y aurait pas de commande en biais pour l’oreille comme pour la main du fait qu’elle est en ligne directe (même secteur) avec l’hémisphère, à la différence de l’œil et des membres.

Et vice versa pour l’oreille gauche, dans l’exemple cité. Le langage n’est donc pas si simple et semble procéder des deux hémisphères de toutes façons.

Nous allons aborder les problèmes d’élocution d’une façon théorique, différente de ce qui a été fait auparavant, non pas que tous ces troubles puissent être corrigés de façon unique, et on se placera ici du point de vue de celui qui aurait l’audace de comprendre ce qu’est l’élocution et comment la façon de s’exprimer par la parole se développe.

Certaines hypothèses développées précédemment sont répétées ici quelque peu pour expliquer aussi clairement que possible le mécanisme de l’élocution au moyen de la voix.

Les membres, bras et jambes, sont prévus pour agir et en particulier pour exécuter un travail.

Le centre est fait pour penser (tête), pour parler (la bouche, le cou et la gorge), pour manger (la bouche), pour respirer (les poumons), digérer (estomac) et expulser (intestins), et pour s’accoupler et se reproduire (sexe), tandis que les organes internes assurent les indispensables fonctions de la vie.

La ligne centrale double a donc des activités spécifiques. En particulier, on note sans surprise que la voix, son timbre, sa qualité, ses fréquences de base reflètent les caractéristiques distinctes des deux sexes. On a ainsi des voix mâles, femelles, des voix de fausset, des voix de femmes qu’on prend pour des voix d’hommes et des voix faisant penser à des homosexuels.

Une précédente observation sans préjugés a montré que l’homme présente un aspect global ressemblant à un triangle, ayant des dimensions larges en haut et étroites en bas, tandis que la femme est étroite en haut et large en bas.

Est-ce que cette remarque mène à des conséquences en ce qui concerne les caractéristiques de la voix ?

Si on essaie de caractériser cette dernière il apparaît qu’elle est aiguë, donc étroite, chez la femme (fréquences élevées, donc longueur d’onde de faible valeur) et qu’elle est profonde, donc large (fréquences plus basses, longueur d’onde longue) chez l’homme. Il y a donc une similitude entre la forme de la partie haute et la voix, dans les deux sexes.

Si la voix est aiguë elle est pénétrante, donc émettrice (mâle) et si elle est large elle est enveloppante donc réceptrice (femelle).

De là, considérant combien la voix est liée à l’intelligence, pourquoi ne pas tenir compte de sa configuration pour deviner la « forme » (volume, style de pensée) de l’intelligence (située EN HAUT) ?

On est aidé ici par les philosophes et les penseurs : ils nous parlent d’une intelligence féminine intuitive, donc pénétrante, tandis que l’intelligence masculine serait synthétisante parce qu’enveloppante, rassembleuse et large. L’homme « emballe ».

Si on accepte que les intelligences des deux sexes soient différentes et complémentaires, ceci valant aussi pour les sensations et les fonctions sexuelles, qui elles sont déjà reconnues comme complémentaires, la comparaison proposée résultant de la forme globale des corps permettrait d’expliquer bien des fonctions.

Les mots « intuition » et « synthèse » utilisés pour qualifier les intelligences ont été traités jusqu’ici dans la littérature en dehors de toute symbolique faisant appel à la géométrie, et de façon purement figurée, puisqu’il s’agit de notre faculté la plus énigmatique et la plus « insaisissable ».

D’autre part, comme on estime que les hommes et les femmes sont égaux, ce qui est plus qu’évident, on n’ose pas dire que les intelligences sont différentes et si on l’ose ce n’est qu’en testant des étudiants à propos d’exercices que les unes ou les autres réussiraient ou non. Au fond chaque être humain est très prétentieux et se prend à lui seul pour un cercle parfait et complet, ce qui n’est pas le cas.

S’il n’y avait pas des capacités complémentaires les couples se déchireraient continuellement, du fait que l’un des deux chercherait à empiéter dans le domaine de l’autre, parce qu’ils traiteraient ces domaines de la même façon.

On peut alors peut-être admettre que l’un des deux tient l’un des bouts du « bâton» et l’autre le bout opposé.

Formes des voix en fonction du sexe

A quoi peuvent servir toutes ces hypothèses, pour analyser et comprendre l’élocution ?

La voix de la femme, du fait de sa caractéristique mâle pénètre davantage et à cause de l’étroitesse et de ses caractéristiques émettrices a une plus grande vitesse que la voix de l’homme. Qui peut rivaliser avec une femme pour la vitesse d’élocution ?

Si on s’engage un peu dans cette voie il apparaît que, comme la forme de la voix et la géométrie de l’intelligence sont corrélées, par hypothèse, du fait de la forme globale distincte mentionnée ci-dessus, on peut admettre que la femme a une intelligence pénétrante et étroite, la voix étant rapide, tandis que son compagnon a une intelligence large, de rassemblement, de synthétisation, avec une voix lente.

Les caractéristiques de formes de la pensée et des moyens locuteurs conditionnent logiquement celles de la voix.

Comme l’intelligence, devenue différente en fonction du sexe, a pour effet, entre autres choses, de modeler et de gérer une voix spécifique au sexe, comment se fait-il qu’il y ait des déficiences ?

A première vue, si on laisse de côté les exceptionnelles erreurs anatomiques qui peuvent exister chez certains individus, cela voudrait dire que si l’élocution ne fonctionne pas correctement c’est que la forme prévue d’intelligence ou de commande des organes vocaux a été altérée et ne correspond plus à ce que veut la nature, qui comme chacun sait est assez parfaite.

Développement des caractéristiques spécifiques des voix

Comment se développent l’intelligence et la voix qui correspondent au sexe ? On peut deviner que c’est par le développement de la MAIN principale qui serait “féminine” pour la femme et “masculine” pour l’homme. Il faudrait alors croire qu’à la naissance on bénéficie d’une main principale qui correspondrait au sexe et qu’on la choisit par la suite, sans aucune erreur, ce qui n’est pas toujours le cas.

On a donc pour le même individu une main mâle et une main femelle (ayant un rôle, soit principal soit secondaire).

CAUSE DU BEGAIEMENT

Si la main principale de naissance est utilisée, tout fonctionne bien en général, mais si par hasard la main secondaire est choisie et développée à la place de la main principale conditionnée à la naissance, ne créons-nous pas les caractéristiques vocales et intellectuelles de l’autre sexe ? Cette inversion peut en effet avoir lieu par suite de la pression sociale exercée par une majorité d’individus, une éducation mal comprise, des influences à un âge très tendre, l’absence d’un des parents et d’autres causes, en particulier, l’ignorance de ce qu’est réellement la latéralité.

De plus, cette situation ne peut survenir en général que dans le cas où on emploierait la main droite à la place de la gauche lorsqu’on est gaucher de naissance.

La seule cause possible de l’usage de la main gauche pour un droitier serait un accident ou une amputation.

S’il y a inversion, cela se traduit dans la voix mais comment ? Une voix peut sembler “normale” en timbre et en vitesse mais peut ne pas correspondre à la forme d’élocution et à la place d’exécution (niveau) prévues pour la parole.

S’il y a trouble du rythme, bafouillage ou bégaiement, on peut donc facilement suspecter une inversion du développement de la main.

Si c’est le cas, le bégaiement chez le garçon intervient parce que l’intelligence intuitive, donc appartenant généralement aux femmes, qui a été développée par la main (droite), au lieu de la gauche prévue à la naissance, est alors plus rapide que la possible vitesse (moins grande) d’élocution des organes larges de la parole (l’ouie ayant un rôle particulier) chez le mâle.

La volonté de parler et le dispositif de commande sont donc trop rapides, il y a davantage de tentatives pour parler qu’il n’est nécessaire et les mots se bousculent “au portillon” parce qu’il y a blocage par les tentatives multiples. C’est donc une question de vitesse et de rythme.

L’intelligence du bègue n’est pas déficiente. C’est la trop grande vitesse acquise de cette forme non adéquate d’intelligence et la lenteur des organes de réalisation de la parole prévus chez le mâle qui ne permettent pas de réaliser la parole habituelle et normale.

Chez la fille, ce n’est pas du tout la même chose car la forme large d’intelligence développée par la main droite, de façon erronée, est lente ; donc, les organes d’élocution peuvent suivre, car qui peut le plus (vite) peut aussi le moins. Il y a des troubles de langage parfois chez la fille mais c’est une sorte de bafouillage, pas du bégaiement. C’est une tentative pour prolonger indûment les syllabes : OUI, EUH, D’ACCORD – EUH.

En résumé,

le bégaiement se produit parce qu’un dispositif de commande « pointu » (étroit) donc trop rapide agit sur des organes « larges » incapables de suivre ;

le bafouillage se produit parce qu’un dispositif de commande « large » donc trop lent agit sur des organes « pointus » qui attendent.

Comment détecter l’inversion de la main principale

Comment détecter chez un individu à la parole normale et en dehors des cas évidents de difficultés d’élocution, s’il y a inversion de la latéralité (la main) ?

Il faut ici faire intervenir le travail de la lèvre supérieure et de la lèvre inférieure. Toutes les deux ne produisent pas les sons de la même façon mais coopèrent pour présenter deux niveaux d’élocution de caractéristiques différentes.

Lors d’une production de paroles les deux lèvres travaillent mais différemment : il y a chez tout individu un niveau à caractéristique continue et un niveau à caractéristique variable ou alternative. On peut suivre le niveau continu, avec un peu d’habitude, mais difficilement le niveau variable. La voix résulte des deux niveaux.

En particulier, les femmes ont un niveau continu d’élocution basé sur les consonnes (en haut) et les hommes un niveau continu basé sur les voyelles (en bas), si elles, ou ils, sont bien latéralisés. Voilà la grande différence entre les formes d’élocution réalisée par chacun des deux sexes (voir chapitre 9).

Les consonnes sont produites par la lèvre supérieure et les voyelles par la lèvre inférieure, en ce qui concerne le niveau stable ou continu de la parole qui seul nous intéresse pour le test. Lors de la production d’un train de paroles, si on veut détecter la latéralité, il faut se concentrer uniquement sur les voyelles ou uniquement sur les consonnes. Avec un peu de pratique on peut percevoir si le niveau continu, ou stable et calme, est consonantique (en haut) ou vocalique (en bas).

S’il y a inversion, il demeure cependant exact et très important que la cause du bégaiement éventuel est la différence entre la configuration du dispositif de commande intellectuelle (étroit ou large) et la configuration des organes de la parole (large ou étroite) qui se traduit en différence de vitesses.

Les cerveaux sont similaires que l’on bégaie ou non mais la plupart des gens inversés ne bégaient pas parce qu’ils ont une plus grande adaptation vis-à-vis des contraintes.

D’autre part, les deux hémisphères coopèrent plus ou moins bien au niveau de l’oreille.

Conséquences de l’inversion

A quoi sert le test de détection ? Tout d’abord s’il y a bégaiement, il est plus que bénéfique de chercher à y remédier. En plus, l’inversion a des conséquences négatives diverses sur la partie centrale du corps humain : voix, estomac, coeur, foie, sexe, dos, etc.

Il est à noter que la seule inversion de l’écriture (main gauche de naissance pour le travail manuel et main droite pour l’écriture) se détecte par l’existence d’un niveau consonantique continu chez les hommes et par un niveau vocalique continu chez les femmes, dans la VOIX, comme s’il y avait inversion complète à 100%.

C’est donc que l’écriture avec la culture intellectuelle qu’elle implique a une énorme influence, qui en pourcentage peut atteindre sans doute 60% de toute l’activité mentale, dans une société ayant des occupations basées sur l’abstraction, comme la nôtre.

Une suspicion d’inversion chez un homme c’est souvent la présence d’une voix nasillarde, multiple (à paillettes) ou caverneuse. La voix « multiple » appartient souvent à celui qui écrit de la main droite.

Remède au bégaiement

Un inversé qui a une élocution perturbée peut-il se re-développer convenablement en inversant toutes ses habitudes ? C’est indispensable et c’est possible même pour un adulte puisqu’un adulte peut se re-latéraliser de façon « correcte ». Les résultats des efforts effectués seront assez rapides et ils l’encourageront à continuer. Les bénéfices qu’il en retirera sont garantis.

Il faut impérativement inclure l’écriture dans cette reconversion, mais cette écriture n’est pas facile, car il ne s’agit pas seulement de changer de main mais encore de changer de direction de mouvement (mouvement vers l’intérieur au lieu de mouvement vers l’extérieur).

C’est la seule raison pour laquelle certains jeunes gauchers tentent d’abord d’écrire en miroir en essayant de copier les droitiers dans leur mouvement vers l’extérieur, mais curieusement personne ne semble l’avoir compris jusqu’ici, alors que ça tombe sous le sens. En effet, il semble que l’enfant perçoive davantage le sens du mouvement que le fait de reproduire fidèlement ce qu’il voit et cherche à copier. Le copie simple est pour lui moins significative que le fait de suivre le mouvement général (externe ou interne).

Pour passer au stade de l’écriture régulière de la main gauche, destinée à être comprise par des tiers et utilisée dans la vie courante (signature !), on peut peut-être s’exercer tout d’abord en écrivant, en tant que simple essai, de la main droite vers l’intérieur, donc en miroir, pour se rendre compte de façon habile et pratique de ce qu’est réellement un mouvement vers l’intérieur par rapport à un mouvement vers l’extérieur. Cette période préliminaire a probablement des vertus.

Celui qui bégaie, s’il veut être entièrement libéré, doit impérativement apprendre l’écriture de l’autre main.

Il aura peut-être “honte” de le faire, ce qui indique bien qu’il a été influencé, consciemment ou non, depuis le plus jeune âge.

La “rééducation” ne peut être qu’individuelle, même si on est aidé par des spécialistes, mais il faut vraiment se reprendre en main. Maîtriser la respiration est bon mais pas suffisant.

Commencer par l’écriture est un gain de temps car c’est le développement le plus difficile. Les autres mouvements : travail manuel consistant à enfoncer des clous ou visser, lancer des cailloux, couper, cisailler sont bien moins difficiles. Couper avec un une paire de ciseaux n’est pas facile mais c’est la faute du constructeur qui ne prévoit que la main droite et torture la main gauche par des bords aigus. Il vaut mieux malgré tout utiliser ce genre de ciseaux plutôt que les ciseaux « pour gauchers » qui rappellent les « handicapés ».

Pour ne pas alourdir le texte je ne dirai que peu de choses sur les autres conséquences de l’inversion liée au bégaiement. Chez le garçon, il y aura une plus ou moins grande timidité toute la vie, alors que chez la fille c’est le contraire : elle a en général beaucoup de hardiesse tout en pensant quelquefois, à tort, qu’elle est timide. Cette fausse timidité se traduit par de l’agressivité et trop d’initiative avec l’autre sexe. Mais ce caractère extériorisant n’est-il pas de la « timidité » puisque ce n’est pas « normal » pour une femme ?

Les bègues sont toujours timides même lorsqu’ils parlent un peu mieux après des efforts désespérés de contrôle de l’élocution.

Un exemple remarquable menant à l’absence de bégaiement pour un bègue c’est l’apprentissage et la pratique, avec bonne prononciation, d’une langue étrangère. Ce résultat heureux provient d’un rééquilibre entre la pensée bilingue, qui n’est pas au même endroit du cerveau, et l’élocution. De plus, on peut supposer que le cerveau a plus de travail à faire, ce qui permet de le « ralentir » et de laisser travailler les éléments vocaux « lents »..

En résumé, le bégaiement résulte donc de la multiplication des tentatives d’élocution avec des moyens trop lents : la pensée est plus rapide que l’action de parler.

Dans le cas du cafouillage, la pensée est moins rapide que l’action de parler.

La neuro-anatomie enseigne que le centre de la parole se trouve dans l’hémisphère gauche du cerveau pour la plupart des humains mais que l’hémisphère droit ou même les deux hémisphères parfois peuvent abriter un tel centre.

On peut aussi supposer que les inversés ou contrariés qui ne bégaient pas ont plusieurs centres du langage possibles qui se confirment ou non au cours de la vie.

Les bègues n’en auraient alors qu’un ou ne pourraient pas développer le deuxième centre du langage de secours pour des raisons inconnues. Heureusement, la majorité des bègues ne bégaient pas toute leur vie car les manifestations de bégaiement sont généralement surmontables de façon plus ou moins consciente par d’autres moyens de contrôle plus ou moins efficaces.


6) Hétérosexuels et Homosexuels

Attirance des complémentaires ou des semblables

Nous sommes parvenus précédemment à l’hypothèse qu’un homme à la latéralité inversée est fonctionnellement homme en haut et en bas, tandis qu’une femme dans les mêmes conditions est femme en haut et en bas.

Ce qu’on considère géométriquement comme “homme” est la forme étroite, donc pénétrante, et ce qu’on considère comme “femme” est la forme large, donc enveloppante (le tout basé sur la forme du sexe).

Il manque donc aux inversés une des deux formes possibles, ce qui fait qu’ils ne sont pas triangulaires, mais plutôt rectangulaires.

Les gens normalement latéralisés ont les deux formes (large et étroite) différentes, ce qui les rend paradoxalement davantage masculins ou féminins en fonction de leur SEXE, qui lui est très apparent, contrairement à ce qui se passe pour la latéralité.

En effet, on s’attendrait à ce que les hommes soient étroits en haut et en bas et les femmes larges en haut et en bas mais la nature veut que chacun contienne les deux formes à un niveau différent bien sûr.

Quelle est l’utilité de ces deux latéralités différentes ?

L’utilité de cette caractéristique naturelle on ne la voit pas clairement car il n’est pas pratique d’absorber cette différence dans la vie de tous les jours. Il serait bien plus avantageux que les êtres humains, bien qu’essentiellement dissymétriques par nature, soient répartis d’un côté ou de l’autre de façon égale, parmi les deux latéralités, de la même manière que nous constatons la présence d’à peu près autant d’individus de l’un et l’autre sexe chez les humains.

Pour la procréation cette répartition de 50% pour chaque sexe est nécessaire, chacun ayant ainsi sa chacune, mais en ce qui concerne la latéralité il n’est pas nécessaire, à première vue, d’avoir autant de gauchers que de droitiers.

Ce qui est approprié cependant c’est d’avoir autant de femmes que d’hommes d’une sorte et de l’autre. Pourquoi ? Parce qu’il est probable sinon certain qu’ils ont des affinités ou même qu’ils sont complémentaires dans le même groupe.

Il y a autant de femmes que d’hommes dans chaque catégorie de latéralité, j’en suis persuadé, alors qu’officiellement il y a moins de gauchères. En réalité, il y a plus de femmes inversées que d’hommes, à cause de leur souplesse mentale ou de leur peu d’intérêt pour les ouvrages de force ; et à cause du qu’en dira-t-on. Comme il y a donc probablement autant d’hommes (à 4% près) que de femmes dans la même catégorie, on peut alors se dire qu’ils sont peut-être faits pour s’accoupler régulièrement et de préférence (?)

Le sont-ils aussi avec l’autre groupe ? C’est un point important mais on ne peut en décider en disant que les hommes et les femmes sont mutuellement appariés, uniquement parce que leurs anatomies sont complémentaires.

En effet, il est fort probable que les anatomies ne sont pas seules en cause. Et dire que la latéralité n’a rien à voir avec la réussite des relations complémentaires entre sexes me semble bien imprudent.

Hypothèse sur la proportion des deux latéralités

Encore un mot pour hasarder une hypothèse sur la raison de la proportion inégale de droitiers et de gauchers. Tout d’abord il y a probablement davantage de gauchers inversés, refusés ou contrariés (pour l’écriture) que de gauchers complets ou intégraux. J’ai supposé que le total doit tourner autour de 40% de gauchers pour 60% de droitiers, à la naissance. Un chiffre rond et symbolique serait de un individu sur trois (33%).

Pourquoi cette différence, alors qu’il y a dans l’humanité autant de femmes que d’hommes ?

Cette différence n’est pas du même ordre : on ne marie pas ensemble d’une part les gauchères et les droitiers et d’autre part les gauchers et les droitières de façon naturelle et obligatoire ; donc les deux catégories peuvent être en nombres différents.

Caractéristiques mentales et physiques des inversés

Examinons maintenant les caractéristiques mentales et physiques des INVERSéS des deux sexes. Il apparaît que l’inversion de la main principale a pour résultat de développer les caractéristiques mentales actives (forme d’intelligence) de l’autre sexe.

Les caractéristiques mentales prévues pour le sexe concerné existent bien sûr dans leur cas mais elles sont à l’état sauvage, inconscientes et non développées.

Les caractéristiques mentales actives de l’inversé sont dans l’état où se trouvent les caractéristiques mentales du deuxième côté d’un individu bien latéralisé, c’est-à-dire qu’elles ont une forme différente puisque opposée, par rapport à celles, normalement actives, de l’individu bien latéralisé.

Ceci ne peut être admis que si on a admis DEUX FORMES différentes d’intelligence et de tendances innées permettant d’arriver à exercer les activités physiques et mentales particulières à chaque sexe. Les preuves de cette différence sont assez nombreuses.

(Pour quelqu’un comme moi ayant développé successivement la main droite (intuition) puis la main gauche (synthétisation), c’est plus qu’évident).

L’existence de deux formes d’intelligences est d’ailleurs plus ou moins acceptée lorsqu’on parle actuellement de l’hémisphère droit et de l’hémisphère gauche en leur attribuant des caractéristiques plus ou moins distinctes, de façon absolue, sans s’occuper de la latéralité (le droit étant « numérique et le gauche « analogique »). Voir la liste du chapitre 1.

Les deux intelligences

Le fait que l’une ou l’autre des deux intelligences soit intuitive (homme inversé) ou synthétisante (femme inversée) veut dire que c’est sur cette forme particulière que l’individu se fonde lorsqu’il veut décider. Sinon, il n’est pas sûr d’avoir pris la bonne décision. L’autre forme de pensée existe mais elle est secondaire dans le même individu.

Qu’en est-il de la section inférieure du corps ? Est-elle aussi inversée ? La nature prévoit d’agir sur les membres du même côté à l’aide du même dispositif de commande mais s’il n’y a qu’un développement de cette section inférieure par la marche et non au moyen du football, de la course ou de la danse (spécialisations éducatives ou sportives d’un seul côté qui ne serait pas naturellement dominant), on ne voit pas qu’il y aurait vraiment une inversion de la section du bas, et donc aussi des caractéristiques générales du sexe.

D’OU PROVIENT L’HOMOSEXUALITE ?

En examinant les inversés de la latéralité, on constate, chez certains membres de cette catégorie, une inversion de la forme d’intelligence qui peut faire penser à l’homosexualité ( triangle et rectangle).

Comme il y a inversion de la forme de pensée (intuition et synthétisation) on peut penser qu’il pourrait exister aussi une inversion du sexe mental, et ceci est une hypothèse tentante selon une logique élémentaire.

En fait, tous les homos déclarés (ils disent alors qu’ils le sont !) qu’on peut observer plus ou moins en détail à la télévision et entendre à la radio et ailleurs, dans la vie, répondent aux tests mentionnés (voix et œil) comme étant des INVERSéS DE LA LATERALITE.

Aucun d’eux d’après ces tests n’est soit droitier de naissance soit gaucher intégral. Ils sont donc inversés à un certain pourcentage.

A priori, une inversion de la forme d’intelligence et donc du sexe mental devrait produire très souvent des invertis (homos). Cependant, pour que ce soit la cause fondamentale de cette situation, mais pas la seule, évidemment, il faut logiquement qu’on admette qu’il existe des gauchers de naissance qui s’ignorent et donc qui ont utilisé la main droite depuis un âge très précoce. En effet, ils disent tous que c’est leur nature. C’est donc que l’inversion fut inconsciente et sinon, oubliée.

Cause principale de l’homosexualité

Il semble ainsi que LA CAUSE principale (à compléter par des causes secondaires) de l’homosexualité, qu’on cherche dans des schémas compliqués, est tout simplement l’inversion de la latéralité. Il y a évidemment des raisons complémentaires. Sinon tous les inversés à 100% de la latéralité seraient homos. Il y a aussi les circonstances et le libre arbitre.

Cette hypothèse ne peut se concevoir, comme suggéré ci-dessus, que si on admet qu’on puisse se croire droitier toute sa vie alors qu’en fait on est né naturellement gaucher.

L’ignorance de la latéralité de naissance est semble-t-il répandue puisqu’on ne sait comment la détecter : celle-ci dans les meilleurs cas apparaît avec le développement de la première main, mais développe-t-on toujours la première main naturelle ? Il est plus que probable que non, dans beaucoup de cas.

Pourquoi l’homosexualité serait-elle causée par l’inversion ?

Il a fallu longtemps pour comprendre pourquoi, car là on bute entre autres sur le fait que la complémentarité serait la norme pour obtenir l’attirance entre les individus, comme on l’a toujours cru.

Il serait alors impossible d’être attiré par quelqu’un qui ressemble à un individu donné et qui possède les mêmes outils sexuels que celui-ci.

(La femme attire l’homme, l’aimant d’une sorte attire l’aimant de l’autre sorte, etc.)

En effet, si on admet que seuls des individus inversés, qui plus est, appartenant au même type de latéralité, et semblables pour l’anatomie, l’intelligence, la forme de voix et probablement les goûts, généralement, sont attirés l’un par l’autre, il faudrait aussi admettre que les semblables s’attirent. L’hypothèse qui base l’homosexualité sur l’inversion de la main est cependant évidente, en premier lieu, parce qu’il s’agit au départ d’une inversion de la forme d’intelligence.

Si des droitiers réels et des gauchers quelque peu modifiés ou inversés s’attiraient mutuellement, on y trouverait une (bien faible) différence (complémentarité minime) justifiant la loi universelle des complémentarités. Mais ils ne s’attirent pas !

Mis à part des anomalies physiques, génétiques ou autres, ou des circonstances exceptionnelles, je ne vois pas comment un droitier normal, ou une droitière normale, ou des gauchers bien latéralisés, aurait du goût (du désir) pour des individus de son propre sexe. Au contraire, plus leur latéralité est développée (avec l’âge notamment) et plus ils ont d’indifférence pour leur propre sexe et d’attirance pour l’autre sexe.

On doit donc encore chercher, mais sans recourir forcément à des autopsies de cerveaux, lorsqu’on aborde ce sujet. Le cerveau d’un savant comme Einstein (hétérosexuel, d’ailleurs gaucher, dans quelle proportion ? et ambidextre = main droite pour l’écriture ?) ou celui de certains homos ont été, semble-t-il, autopsiés.

Le fait est que le cerveau d’Einstein aurait présenté des parties bien distinctes, qui seraient plus développées que la normale et donc qui montreraient qu’il était très doué pour les maths ou la physique. Etait-ce inné ou acquis par la pratique ? Le muscle ne se modifie-t-il pas ?

De même, chez les homos, des éléments très distincts et spécialisés du cerveau seraient développés moins que ces éléments chez des hommes dits normaux, ou de façon plus semblable à ces mêmes éléments présents chez les femmes.(D’ailleurs pourquoi des éléments semblables à ceux des femmes ? Sont-ils des femmes ?). Par conséquent, est-ce que ce développement distinct constaté serait la cause recherchée (?).

On peut répondre à priori que le développement, par la pratique des mathématiques ou de l’homosexualité, d’un cerveau de jeune (très malléable) aurait vraisemblablement pour conséquence des particularités que les scientifiques ont respectivement observées sur ces cerveaux. Point n’est besoin de rechercher un élément de génétique ou une cause extraordinaire survenue à la naissance, à moins, bien sûr, de rares exceptions biologiques.

Comment expliquer le mécanisme de l’attirance pour des personnes semblables ?

Les homos ont l’habitude de dire : c’est ma nature, je N’Y PEUX RIEN : je suis ma nature.

Ceci correspond très bien à la situation décrite plus haut d’un enfant devenu inversé de la main pour des causes diverses, qui tiennent aux parents et à la société, à un âge extrêmement tendre, dont il a oublié les péripéties. En effet, plus il agit, plus il renforce son homosexualité, du fait même de l’inversion de la main, puisqu’il développe l’autre intelligence.

Que ces situations soient aussi anciennes que les civilisations ne veut pas dire que cette explication soit fausse. Cela signifie simplement que la reconnaissance de la latéralité ne va pas de soi, comme c’est le cas, sans ambiguïté (il y a des exceptions !), avec le sexe. Un progrès dans la connaissance de la latéralité n’est pas du luxe, c’est une nécessité.

Explication assez vraisemblable de la cause de l’attirance

L’explication donnée maintenant pour admettre la réalité d’une attirance est la suivante : du fait qu’ils sont trop “mâles” ou trop “femelles” (entièrement étroits ou larges = rectangles, au lieu des deux formes = triangles), l’image passive, tranquille et subconsciente de l’autre sexe générée par les actions de l’autre type n’existe pas chez eux, contrairement à ce qui se passe chez les gens bien latéralisés.

Ils ne peuvent donc rêver (lente maturation et manque) que de l’image qu’ils connaissent, à savoir, celle de leur propre sexe et donc sont attirés par lui fondamentalement. De là le narcissisme.

L’autre sexe NE LEUR MANQUE PAS. En effet, ils possèdent, en plus de caractéristiques mentales non développées correspondant à ce qui est prévu pour leur propre sexe (donc passives ou ignorées), les caractéristiques mentales développées de l’autre sexe. Ils ont donc la même forme respective (étroite ou large) en haut et en bas : ce sont des rectangles, pas des triangles. Qu’ils basculent ou non vers l’homosexualité dépend de la famille, de l’éducation, des circonstances de la vie et de causes diverses et complexes.

Chez les inversés, plus on agit avec la deuxième main (plus on vieillit) et plus on est narcissique puisqu’on a l’image de son propre sexe uniquement (deux fois « large » ou respectivement deux fois « étroit », en vertical). /

Ce qui interroge le chercheur c’est de voir que des gauchers apparemment bien latéralisés d’après ce qu’on sait de leur écriture dans les films (des acteurs comme Rock Hudson et Anthony Perkins) étaient (aussi) bi- ou homo-sexuels.

Dans quelle proportion étaient-ils bien latéralisés ? Comment ont-ils été traités en tant que gauchers ? Ont-ils eu honte ? Leur a-t-on fait croire qu’ils étaient anormaux ? Leur a-t-on fait croire qu’ils n’étaient pas « droitiers », alors que tout le monde l’est (à droite ou à gauche) ? Quelles causes additionnelles leur ont été fournies ? Leur a-t-on fait croire que la gaucherie était une tare ?/

Le second s’est marié tard et a deux enfants.

Bien qu’un des paragraphes précédents dise qu’aucun droitier et qu’aucun gaucher bien latéralisé ne peut avoir de goût pour son propre sexe, il y a toujours des exceptions pour des raisons diverses.

Inversés hétérosexuels « normaux »

(La plupart des inversés s’accouplent normalement et ne sont pas homos, du moins consciemment. Ils réalisent des couples sous la forme de deux individus de même type de latéralité (= gauchers).

Cet accouplement a lieu de la même manière que pour les droitiers qui, de leur côté, préfèrent aller ensemble et se comprendraient mieux (qui se ressemble s’assemble) parce qu’il y aurait une loi structurelle et naturelle dans ce sens (création de couples de même polarité).

Il est à noter que cette attirance entre individus accouplés, de même latéralité, est inconsciente mais bien générale. Il suffit de voir ce qui s’observe dans les couples connus (acteurs, politiques, vedettes de TV).

En ce qui concerne les inversés il est normal que seuls des couples d’inversés constitués entre eux soient stables parce qu’aucun individu bien latéralisé ne se sent à l’aise totalement avec quelqu’un qui ne l’est pas, en ce qui concerne notamment la forme d’intelligence. Que la femme ait toujours le contrôle ou l’initiative dans le couple ne dérange pas un individu mal latéralisé mais il n’en va pas de même de quelqu’un normalement développé.

La liaison ainsi formée entre inversé(e) et droitier(e)ne pourrait pas durer. Elle peut exister pour des raisons anatomiques et sexuelles provisoires mais ne saurait produire un attachement idéal de type marital.

Gauchers « contrariés » des deux sexes.

Dans l’enfance, à l’école l’enfant est souvent influencé pour écrire de la main droite alors qu’il est plus ou moins conscient que sa main naturelle est la gauche. A un âge très tendre on ne se connaît pas vraiment. Quelquefois, certains ont été forcés.

Parvenu à l’âge adulte il sont « fiers » d’être comme les autres, car on ne les distingue pas quand ils écrivent. On a méprisé l’essence de leur être profond et ceci semble irrécupérable.

Dans la vie ils sont évidemment beaucoup plus débrouillards que les autres et réussissent souvent. Ils sont quelquefois hommes de spectacle du fait d’aimer jouer un rôle dans la vie.

Ils ne sont pas homos en général. Ils cherchent la femme (ou les femmes) qui en principe devrait être développée au même degré qu’eux mais ils ne savent pas que ce développement égal est important pour l’équilibre du couple.

Les hommes ne cherchent pas beaucoup puisque les gauchères contrariées ou inversées qu’ils rencontrent, droitières en apparence, prennent l’initiative. S’ils ont les moyens physiques ou autres ils acceptent et comme c’est facile ils sont des dons Juans (ou des donas Juanas). Ils sont forcément instables car ils ne trouvent pas celles qu’ils devraient rechercher et puisqu’on les sollicite.

Les femmes de ce type sont également très débrouillardes et réussissent dans le commerce ou les arts parce qu’elles ont certaines qualités qu’on appelle « masculines ». Après beaucoup d’amants (ou à contrario, très peu) elles finissent souvent très diplômées et seules parce qu’elles survivent aux « jules » ou parce que ces derniers décrochent à cause des caractères dominateurs de ces personnes.

Finalement, les « contrariés » (frustrés) ne se distinguent des « inversés » que parce qu’ils SAVENT qui ils sont.

Conflits dus à la disparité entre gauchers différemment développés

Les conflits ont lieu en fonction du recouvrement de l’activité de l’un par celle de l’autre, au lieu d’une addition de deux activités.

Par conséquent, il vaut mieux que tous les deux soient inversés ou contrariés, car dans le cas où la femme « porte la culotte », l’homme timidoïde va suivre, sans qu’il y ait d’autre conséquence que la création d’un couple stable dans sa complémentarité. Ce n’est que de l’extérieur qu’on pense que c’est anormal.

Une autre source de conflit provient de la différence de culture : une écriture allant vers l’intérieur (gaucher intégral, en Occident) ne développe pas les mêmes caractéristiques de pensée qu’une écriture vers l’extérieur, réalisée par quelqu’un écrivant de la main droite, qu’il soit inversé ou non.

On peut noter aussi que le comportement du droitier, par rapport au mariage, est différent de celui du gaucher (intégral, naturellement) du fait de la différence de cultures, résultant de l’écriture (par exemple, écriture latine, en Europe).

Dans l’écriture on part d’une main (première ou deuxième) pour passer devant chacun des deux centres et finir au niveau de l’autre main (deuxième ou première).

Les quatre zones ainsi définies ont une des deux « polarités » en alternance. On a donc par exemple : femmes, hommes, femmes, hommes ou l’inverse, en fonction du sens de l’écriture. Le contact de la main « hommes » avec la zone « hommes » ou « femmes » permet le développement ou la liaison spécifique.

Dans le cas du droitier on a, successivement, dans l’écriture : développement des femmes, liaisons avec l’idée de chef ou de Dieu masculin, liaisons sexuelles et autres avec les femmes et développement des hommes. Les liaisons avec les femmes n’interviennent qu’après leur développement et après l’idée de liaison avec Dieu. La situation correspondante des femmes correspond aussi à ce schéma.

Il en résulte une idée d’égalité et de monogamie.

Dans le cas du gaucher (intégral, bien sûr), on a : développement des hommes, liaisons sexuelles et autres avec les femmes, liaisons avec le chef et le Dieu masculin et développement des femmes. Les liaisons avec les femmes interviennent tout de suite après développement des hommes, ce qui n’implique guère une idée d’exclusivité mais plutôt des échanges ou de multiples essais avant engagement. Il y a bien sûr une idée d’égalité puisque les deux peuvent faire la même chose.

Cette différence cependant ne concerne pas la “forme” (intuitive ou synthétisante) du mental et si le couple est bien latéralisé, donc complémentaire, la différence constitue plutôt un enrichissement, mais il faut accepter avec intérêt et patience un certain degré d’incompréhension mutuelle, qui existe aussi dans le cas de deux nationalités et qui a son charme.

L’incompréhension (à cause de l’écriture) ne va pas cependant jusqu’à un empiétement mental ou sexuel de l’un ( de l’une) par rapport à l’autre, mais peut expliquer bien des situations particulières.

Mécanisme d’attirance sexuelle chez les homos

D’ailleurs, quel est le type d’attirance dite “sexuelle” chez les homos ? On ne peut que se borner à établir des hypothèses. Chez les gens dits « normaux » des attirances réciproques des membres (les yeux en font partie) vers les sexes excitent ceux-ci, afin de provoquer une union de sexe à sexe. Il y a donc au moins deux étapes : membres vers sexe, avec accessoirement capture de la partie étroite du buste par les membres, et sexe dans sexe.

Les homos, régulièrement de même latéralité, se trouvent face à face, avec des membres qui, du point de vue “polarité”, se complètent réciproquement et donc aussi avec des sexes qui s’attirent, mais de façon “passive”, c’est-à-dire non pas comme si des parties externes (les membres) voulaient se diriger vers les parties centrales (les sexes) mais de membres à membres et de sexe à sexe. Comme les sexes ne sont pas anatomiquement complémentaires la seule recette trouvée, du moins pour les hommes, pour obtenir une “fusion”, est la sodomisation.

Cependant, il n’y a pas de fusion sexuelle proprement dite car la pénétration obtenue n’est qu’un contact entre un sexe et un “membre” car les éléments du postérieur ne font pas partie du sexe mais des “membres” (bras, jambes). Il s’agit donc de sexes introduits dans des membres (masturbation ?).

Au début de la réflexion on pouvait penser que l’attirance face à face entre homme et femme : droitier et gauchère ou gaucher et droitière, était peut-être l’idéal, puisque ces éléments face à face s’imbriquent l’un dans l’autre, au point de vue polarités contraires, donc s’attirent mutuellement, mais on a vite compris qu’il n’en était rien car ce ne pouvait être qu’une sorte de “fascination” de type immobile sans le nécessaire mouvement dynamique d’accomplissement de la fusion.

La meilleure preuve c’est que dans ce cas de polarités différentes la tentative de séduction par la parole ne réussit pas ou alors très difficilement et n’est pas nourrie (un seul, ou une seule, parle !).

Dans le cas contraire, d’un couple ayant la même latéralité, la conversation prend naissance très facilement et se développe d’elle-même.

On peut dire que la voix semble être le reflet de la sexualité, de là l’attirance bien connue provenant des chanteurs.

Une autre remarque concernant l’accouplement entre individus de latéralités différentes : il ne semble pas que ce soit la norme d’accouplement pour le motif additionnel qu’il y a moins d’individus d’une sorte (gauchers) que de l’autre (droitiers).

Or la nature met à disposition dans l’espèce humaine autant de mâles que de femelles (belle précaution !), ce qui contredit la polygamie et la polyandrie.

Description de la sexualité homo des deux sexes

Revenons aux homos, de l’un ou l’autre sexe : la relation « sexuelle » n’existe pas, il n’y a qu’une relation de sexe à membres (sodomisation, godemichés, etc.). On devrait donc plutôt parler d’homophilie se nourrissant de procédés masturbatoires.

L’union mentale et affective n’est pas niable mais la notion de complémentarité totale, mentale et physique, résultant de la présence d’un sexe et d’un mental différents, ne peut exister car ils ne possèdent pas l’autre sexe à l’état latent, ce qui fait que ce sexe est trop loin d’eux pour les attirer. Sinon, son absence serait ressentie comme un manque douloureux à combler ou comme la nécessité d’une quête constante.

On a donc supposé que chez eux l’attirance entre individus semblables existe à cause de l’absence en eux de l’image mentale dynamique de l’autre sexe.

Une relation homosexuelle entre un homme (femme) bien latéralisé(e) et un homme (femme) inversé(e), donc non latéralisé(e) correctement, aurait une chance théorique de produire une complémentarité mentale, mais à part des circonstances exceptionnelles d’isolement qu’est-ce qui pourrait pousser le premier (la première) à s’intéresser à un individu de son propre sexe ? Il (elle) ne ressent, en tant que latéralisé(e) correctement, pas la moindre attirance pour cet individu.

Occupations de certains inversés hétéros et homos

Le goût pour les activités figuratives mène donc souvent à l’écriture d’œuvres imaginatives, à la peinture et surtout à la comédie.

Dans les autres disciplines artistiques ils réussissent aussi parce qu’ils sont « originaux » du fait que la sensibilité, la forme de pensée et les goûts ne sont pas ceux du sexe impliqué. Cela fait beaucoup pour le succès.

Les homos dont on parle, notamment dans les « médias » se reconnaissent parfois par la voix « maniérée », fragmentée ou « théâtrale ».

La voix est basée sur les consonnes obligatoirement mais avec des nuances qu’on ne peut décrire que difficilement. Il semble qu’il y ait une composante séductrice “d’enveloppement”(celui qui joue l’homme ?), en plus de la base de consonnes, ce qui donne un style affecté plus ou moins accentué et reconnaissable, ce style lui-même étant plus ou moins volontaire.

Les “couturiers” homos cherchent à “envelopper” la femme du fait de la sublimation inconsciente des possibilités normales de l’homme à saisir, construire et “emballer” (forme large). Le côté artistique résulte de cette sublimation.

Les femmes travaillant dans la haute couture, qui sont quelquefois homos, subliment leur caractéristique “étroite”; elles n’enveloppent pas mais choisissent.

Les acteurs et les actrices, dans tous les pays sont à 90% des gauchers inversés (ou des gauchers complets, avec très peu de droitiers, surtout dans le cinéma). Toute leur vie ils jouent un rôle et plus ils agissent, plus ils ont besoin de jouer ce rôle. En effet, comme ils développent les caractéristiques de l’autre sexe ils jouent toute leur vie un rôle qui n’est pas leur rôle fondamental naturel.

Tous les « grands » acteurs sont inversés.

De plus en plus il y a des jeunes gauchers complets dans cette spécialité.

Curieusement, beaucoup de comiques, surtout ceux qui ne craignent pas de faire rire à leurs dépens dans un rôle de maladroit, sont bien latéralisés (Bourvil, Fernandel, de Funés). Leur talent résulte d’un travail acharné. Au fond, comme les inversés sont très susceptibles, il semble normal qu’ils ne veuillent pas assumer la dérision à leur encontre. Ils ne sont pas assez « forts » pour celà.

Les imitateurs de voix sont à 99% (100%) des inversés. En effet, le mental et la voix, de type “étroit” qu’ils affichent, avec plus ou moins de satisfaction personnelle, leur servent à “pénétrer” dans la personnalité de l’autre pour pouvoir l’imiter. Ils se mettent à la place de l’autre qu’ils « aiment » quelque peu. Ils ne peuvent imiter certains types.

La taquinerie exercée sur des individus de même sexe peut être considérée comme une forme d’homosexualité déguisée et inconsciente. On ne peut d’ailleurs taquiner que ce qu’on aime. La taquinerie est une forme déguisée d’amour non avouable (entre frères ou en général entre mêmes sexes).

Les humoristes qui ont un esprit de répartie « fulgurant » et immédiat sont des inversés : il s’agit d’une voix et d’une forme d’intelligence “émettrices” dont le besoin se fait nourrir par l’approbation et les applaudissements. Beaucoup sont des don juans (instabilité sexuelle) ou des homos.

On trouve aussi, parfois et même souvent à vrai dire, des inversés parmi les présentateurs et présentatrices de télévision et les journalistes de TV du fait qu’ils jouent souvent un rôle. Pour les « news » on utilise fréquemment, dans tous les pays, jusqu’au JAPON, des femmes inversées parce qu’elles parlent moins vite et des hommes inversés parce qu’ils parlent plus vite, ce qui donne une vitesse claire et uniforme.

Les groupes d’hommes politiques comprennent un certain nombre d’inversés parce que ce sont des « idéalistes » et des gens qui cherchent à influencer, perturber ou dominer les autres. Il serait curieux de faire une étude sur les dictateurs.

Effets de l’inversion sur la santé physique et mentale

Presque tous ceux qui précèdent sont sexuellement “normaux”, c’est-à-dire que le fait d’être mal latéralisé ne semble pas modifier leur équilibre sexuel et leur santé.

Cependant il en est d’autres très nombreux qui ne s’en sortent pas intacts. En effet, l’activité exercée par les membres d’un individu ayant une latéralité inversée a presque toujours une répercussion qu’on pourrait appeler plutôt non désirable sur la partie centrale :

tête (céphalées fréquentes), colonne vertébrale, estomac (trop d’acidité pour les hommes et trop peu pour les femmes), intestins (alternativement serrés ou desserrés), cœur et foie, voix altérée vers les consonnes (hommes) ou les voyelles (femmes), élocution (quelquefois) bégayante, sensibilité excessive (timidité maladive chez l’homme, prise d’initiative « excessive » chez la femme), schizophrénie, anorexie, paranoïa, etc. Personne ne bénéficie de tous ces inconvénients à la fois, bien sûr !

Si on considère la tête, on constate souvent une fatigue intellectuelle qui est la cause de céphalées, ou bien il n’y a pas de constance dans l’effort (dents de scie). Fatigue fréquente.

De préférence, les inversés sont indépendants et ne supportent pas facilement les tensions de groupe. Le fait d’avoir un développement mental fondé sur les facultés propres à l’autre sexe produit une personnalité double qui peut aller jusqu’à la schizophrénie ou la dépression de types variés. On a à la fois une personnalité innée, non développée, donc brimée, explosant involontairement (colères inattendue), et la personnalité imposée par la pratique de la deuxième main.

S’il y a une faiblesse dans les yeux, notamment un déséquilibre dans un oeil par rapport à l’autre, ce qui est un cas assez général, cette faiblesse est renforcée.

L’estomac produit chez les inversés trop d’acide chlorhydrique chez l’homme, ce qui va jusqu’à des ulcères, et trop peu de cet acide chez les femmes, ce qui donne une digestion lourde et lente. Il est frappant de voir que la même cause a des conséquences contraires chez les deux sexes. C’est une des premières choses qu’on a pu constater.

Il est plus que probable qu’il y ait une influence néfaste sur le coeur, le foie et l’intestin. Chez ce dernier il y a une instabilité se traduisant par une succession de constipations et de diarrhées. Aucun comportement régulier et stable de l’intestin.

Le manque de tonus peut mener à l’obésité pour combler un manque.

Quant aux relations sexuelles, du fait que le mental est inversé, large chez la femme et étroit chez l’homme, il y a évidemment un comportement inadapté par rapport aux individus bien latéralisés.

C’est une raison, bien que la principale, je crois, soit purement structurelle, c’est-à-dire que la même latéralité se cherche, même si tout est normal, pour les raisons indiquées.

De ce fait d’ailleurs, les gauchers “intégraux” ont un problème car le choix des partenaires est certes grand dans ces groupes mais le choix de partenaires latéralisés comme eux est plus faible, si on estime que le nombre de gauchers latéralisés correctement ne dépasse pas 10%. Il en résulte qu’ils n’ont souvent que le choix de partenaires plus ou moins inversés.

Il y a donc un désaccord dans les voix et les caractéristiques d’intelligence des deux individus considérés qui sont du même type (étroit ou large), ainsi qu’un manque de complémentarité dans les raisonnements, du à cette cause, ce qui provoque des heurts.

Comme chaque partenaire s’attend inconsciemment à un mariage de type complémentaire, qu’il n’obtient pas et que son instinct exige, il n’est pas étonnant que certains soient déçus. Quand on s’y attend c’est plus facile! Comme l’amitié persiste on apprécie cette situation beaucoup plus quand on vieillit.

Une inversée face à un gaucher intégral ne peut décider vraiment que grâce à la contradiction. Ce qui la trouble le plus c’est quand on lui dit : « On fait comme tu veux ». Elle se sent alors abandonnée. L’acquiescement immédiat la déséquilibre parce que son mental « large » est en face d’un autre mental « large » (non complémentaire, mais semblable) qui ne s’emboîtent pas.

Quant à rechercher des partenaires bien latéralisés de l’autre type (droitiers), je ne pense pas que cela donne des relations stables, pour les raisons mentionnées plus haut. De toutes façons, le fait est que le proverbe : « Qui s’assemble se ressemble » se vérifie constamment. On ne prend donc pas grand risque à dire qu’il est naturel.

Au point de vue sexuel il y a forcément accord car la nature a prévu des tendances primaires qui ne sont pas annihilées par des développements non conformes à la latéralité de naissance. On peut dire malgré tout que l’inversion mène quelquefois à un comportement bisexuel, qu’il soit constant ou qu’il survienne soudain (pour l’individu inversé, bien sûr).

La colonne vertébrale souffre de l’inversion de la latéralité (mal de dos), tout d’abord pour une raison mécanique puisqu’on utilise la main la plus faible et le côté naturellement passif, mais aussi parce que tout l’équilibre de la colonne vertébrale est compromis même si on ne décèle pas toujours une déviation de celle-ci. Combien de maux de dos ont pour origine l’inversion?

Dans une émission de télévision on a vu des jeunes et des moins jeunes affectés de la maladie dite de Gilles de la Tourette. Cette maladie se révèle par des mouvements du genre tics et des éruptions de parole involontaires de type grossier ou répétitif. Tous les jeunes présentés étaient du type inversé. Ces phénomènes ressemblent d’ailleurs beaucoup aux troubles de l’élocution tels que le bégaiement.

Il n’est cependant pas question ici de dire que tous ces malades relèvent de l’inversion car ce n’était sans doute qu’une coincidence.

Les inversés, surtout les femmes sont des obsédés névrotiques du ménage : la poussière doit être enlevée avant sa formation. Les tocs s’y recrutent aussi.

L’influence de l’inversion sur le coeur lui-même se traduit probablement par des phénomènes très communs comme la tachycardie et la tension artérielle.

La latéralité correcte doit certainement être respectée pour que les meilleures conditions de vie existent. L’homosexualité dont les pratiquants, déclarés ou non, conscients ou non, ne se trouvent que dans la catégorie des inversés montre, si besoin est, que la nature a des lois qu’on ne peut transgresser sans conséquences.

En effet, même si certains pensent que l’homosexualité est un état et une pratique de grande qualité il n’en demeure pas moins que ses partisans convaincus ne sont pas satisfaits de façon basique, puisque à un moment donné ils recherchent l’adoption et la paternité (maternité) - qui ne peuvent être réalisées jusqu’ici - que par des relations sexuelles véritables et complémentaires.

En raison de l’attirance des individus de sexes différents dans le cadre de la même latéralité on constate qu’en pratique chez les humains il y a deux situations de sexes : un couple de l’une des latéralités et un couple de l’autre latéralité.

Les couples (= paires) d’homos ajoutent deux autres situations de sexes. Ils sont cependant artificiels et surtout stériles.


7) Mélanges sur l'homosexualité, le langage et l’écriture, la vie,

les religions, la physique, les outils et le mécanisme sexuel

Dans le chapitre traitant de L’HOMOSEXUALITE, on propose que l’attirance entre individus de mêmes sexes (une paire) vient du fait que, comme leurs actes sont exécutés par la seconde main (développement de l’intelligence de l’autre sexe), ils n’ont pas connu autre chose qu’une configuration mentale correspondant à leur sexe physique (= pointe ou cercle, et non l’inverse, comme c’est le cas pour une bonne latéralisation) et donc que c’est pour cela qu’ils ont du goût l’un pour l’autre, malgré qu’ils soient de même sexe. Il n’y a donc pas de « manque » de l’autre sexe ni de rêve et de recherche de celui-ci.

On dit aussi qu’il y a une sorte de fascination passive, dans la position face à face, qui ne peut fournir une tendance produisant un mouvement vers les organes sexuels puisqu’il n’y a pas d’attirance des membres pour le centre sexuel. En effet, les individus de la paire (homme-homme ou femme-femme) sont de la même latéralité, avec l’un en face de l’autre des « polarités » complémentaires (mêmes sexes, mêmes latéralités) et donc il n’y a pas de contact dynamique à distance (en biais = entre membres et sexes).

Cette idée, basée sur le fait que la configuration globale des actions est la même que celle rappelant son propre sexe physique est assez satisfaisante, mais est-elle valable totalement, sans cause additionnelle plus précise ?

Cette attirance vers un mouvement entre membres et sexe est valable dans l’hétérosexualité, c’est certain; mais dans le cas d’homosexualité, ce mouvement vers le sexe est-il de même sorte puisqu’il s’agit d’éléments sexuels semblables ?

On a conclu précédemment de ce fait que dans l’homosexualité il faut donc dans la plupart des cas un contact physique « en tandem », chez les hommes, pour retrouver cette attirance produisant le mouvement, du fait que les polarités sont alors en opposition dans cette position, ce qui donne une attirance entre membres et centre.

L’objection dans ce cas vient de ce que les « positions » ne sont pas limitées à une seule en pratique et qu’il faut à tout prix englober dans cette théorie également les femmes homosexuelles, qui évidemment n’ont pas « besoin » de cette position particulière puisqu’il n’y a pas « d’emboîtement ».

Il faut donc chercher une explication complémentaire.

Les homos S’ATTIRENT, bien sûr, parce qu’ils n’ont pas connu dans leur subconscient une recherche exclusive de partenaire ayant des caractéristiques correspondant à la forme « normale » de leurs actions (cercle). Cette forme du fait de l’inversion est la même forme que celle de leur sexe (pointe).

Le fait d’agir dans une configuration dynamique de tel ou tel type (actions de configuration féminine /cercle/ pour l’homme normal, ou de configuration masculine /pointe/ pour la femme normale) produit des tendances vers la réalisation de contacts sexuels avec des individus de la même configuration sexuelle que la forme des actions, la forme symbolique des actions étant la même que la forme du sexe recherché.

C’est l’existence et la forme de l’ACTION (pointe, pour les homos hommes) visant à subsister (nourriture), à communiquer et à se déplacer, qui est importante pour l’existence et la forme de l’attirance sexuelle.

Les ACTIONS des membres appellent donc des ACTIONS sexuelles dont bénéficient des individus dont le SEXE correspond à leur forme d’action distincte.

Chez l’homme inversé quand il agit en pointe l’individu idéal qu’il admire est en pointe.(Voir les femmes ultra féministes, en « cercle », qui admirent le CERCLE et sont très injustes pour l’homme).

En exagérant, on peut dire aussi que des actions inexistantes produisent des contacts inexistants avec d’autres individus.

Les « positions » d’accouplement sont donc secondaires dans ce contexte même si on peut expliquer grâce à elles comment les choses se passent et pourquoi les couples (homme-femme) de mêmes latéralités (polarités en opposition, face à face) s’attirent dans ces positions respectives.

Quant aux animaux, à part les primates, ils n’ont pas le choix en général pour faire varier la forme de leur accouplement. Leur cerveau cherche à aller droit au but (rapidement) ; aucune fantaisie.

Peut-on « passer » sur l’inversion et être quand même homosexuel ? En d’autres termes, être latéralisé normalement et devenir homosexuel ? La logique la plus élémentaire permet de comprendre que ce peut être le cas, en fonction des circonstances particulières d’isolement, mais ce doit être plutôt une grande exception.

Les bisexuels sont évidemment des inversés. A ce propos on disait que « César était l’homme de toutes les femmes et la femme de tous les hommes ». Quel activité !

En ce qui concerne les animaux on note que certains (les chiens, par exemple) seraient vaguement homosexuels dans les cas d’isolement. Il est évident qu’ils ne peuvent être inversés ! Et apparemment ils n’ont pas de latéralité dominante. Est-ce que les primates ou d’autres mammifères ont un début de latéralité ? Belle question ! Pour les autres, qu’en feraient-ils puisque leurs membres sont duels ?

Les tentatives de séduction entre individus de MEME SEXE

ont un certain succès s’il y a, en plus de la même latéralité inversée,

des degrés différents de dynamique d’inversion (= différences d’âge), pour que le basculement vers l’homosexualité ait lieu.

Sans différence de degrés d’évolution dans l’inversion, qu’est-ce qui donne le basculement vers une sorte de sexualité ou l’autre ? Les inversés ont tout ce qu’il faut pour se poser des questions puisqu’ils n’ont pas l’image de l’autre sexe dans le subconscient et n’ont pas de « manque » à ce point de vue. Ils ont peut-être alors un « manque », en ce qui concerne leur propre sexe à cause de cette situation, mais il faut « l’occasion » (= coup de foudre).

Les hétéros inversés de cette catégorie ont aussi le « coup de foudre » parce qu’il n’y a pas d’imprégnation de l’autre sexe dans le subconscient et que c’est l’occasion et les rencontres plutôt que la rêverie à propos de l’autre sexe qui provoquent l’évènement. Il n’est donc pas étonnant qu’ils soient instables.

Le LANGAGE exprimé par la parole et noté dans l’écriture

est un outil essentiel chez l’être humain. Il est certain que l’écriture a augmenté les possibilités de mémoire, comme maintenant les ordinateurs, et de réflexion sous forme ordonnée.

Une idée simple suggérée abondamment plus haut est que les sons sont binaires : voyelles et consonnes, symbole de deux « polarités », lesquelles sont aussi des symboles inconscients des deux sexes.

L’écriture est réalisée par la main et la main passe devant le corps, dans un sens ou dans l’autre.

On a supposé que le passage de la main pour créer l’écriture influence les comportements.

Il est à noter que la configuration du langage et celle de l’écriture, qui transmet la langue et la littérature aux générations suivantes, résultent des caractéristiques de l’esprit humain et sont universelles même chez les peuples très éloignés les uns des autres, Europe et Japon, Indiens d’Amérique, par exemple.

Une idée serait de baser l’analyse des caractéristiques des civilisations sur le dessin de l’écriture, en fonction des divers peuples. Comme la forme des lettres et des caractères est produite à partir d’éléments historiques, pratiques et artistiques, souvent abrégés, on ne pourrait guère s’en servir que pour avoir une idée générale sur le contenu artistique des écrits.

Dans un autre domaine, la GRAPHOLOGIE, s’intéressant à la forme particulière des lettres de l’écriture, on déclare que l’écriture reflète les traits du caractère. Cette hypothèse semble logique, bien que les conclusions tirées de l’observation soient trop peu justifiées ou évidentes pour faire l’unanimité.

La graphologie pourrait peut-être déceler la latéralité car il y a deux types d’écriture au moins, à savoir, écriture avec voyelles larges et écriture pointue, mais il faudrait faire toute une étude sur ce sujet en étant sûr au départ qu’on a affaire à un gaucher ou à un droitier. On voit en général que pour la forme large il s’agit d’une femme surtout lorsqu’elle est jeune mais que pour le reste c’est plus douteux.

On peut supposer aussi par exemple que l’écriture pointue est celle d’un inversé et une écriture large celle d’un bien latéralisé mais il faudrait approfondir la question sérieusement pour conclure. De plus, dans la graphologie il faudrait beaucoup plus tenir compte des défauts de la vue : en général, un myope écrit petit et un hypermétrope plus gros. Quant aux astigmates, c’est encore plus difficile à juger.

LA VIE sur cette planète, TELLE QUE NOUS LA CONNAISSONS, fut d’abord unisexe (microbes) et ensuite binaire avec deux sexes.

Les animaux primitifs, infusoires, virus ou autres, qui n’ont qu’un sexe, ont-ils été formés en l’absence de la Lune (selon certains auteurs), ce qui expliquerait qu’ils n’ont qu’un sexe et sont donc forcément “simples” et non “binaires”.

Est-il nécessaire que la terre ait une lune pour développer deux sexes (terre et lune) et des individus binaires ? Un système avec trois sexes nécessite-t-il la présence de deux satellites naturels de volume suffisant autour d’une grosse planète (terre et deux lunes ?).

Pourrait-il y avoir trois sexes et une vie du type ternaire ?

Pouvons-nous imaginer concrètement trois sexes, entièrement et parfaitement complémentaires, aux points de vue morphologique et mécanique ? On peut essayer de se les figurer mais notre imagination ne suffira pas pour qu’ils soient réellement complémentaires sur le plan physique. La configuration proposée sera toujours un succédané de l’un ou l’autre sexe actuel. Ils seraient des êtres de types successifs qui s’interpénètrent et ne sont pas réellement parfaits à l’image de notre binarité.

Les horribles êtres de plastique des films de science fiction sans imagination ne suggèrent aucun système ternaire.

Dans notre monde et dans un système binaire il y a non seulement l’idée de plus et de moins, de mâle et de femelle, mais aussi de zéro et d’infini, de début et de fin, de riches et de pauvres ...

Pouvons-nous imaginer autre chose, sur une base ternaire et non binaire ?

Est-ce que le début n’aurait pas de fin, est-ce que la flèche du temps serait présente, de la même façon ?

Dans au moins une religion on parle d’une configuration à « trois personnes », avec la présentation d’un Dieu qui est parfait et éternel. Ce qu’on a imaginé de plus ternaire, qui forcément nous dépasse, c’est donc la Trinité, mais c’est l’idée de Dieu : Père, Fils et Saint Esprit.

(Dans un article dont j’ai oublié la référence on dit que le Père et le Fils « engendrent » le Saint Esprit, ce qui, d’après l’auteur, est une preuve d’inceste ! J’espère que c’est de l’humour.)

Dans la doctrine chrétienne on insistait autrefois sur l’existence de mystères incompréhensibles à l’être humain. Maintenant, c’est théoriquement la même chose mais on n’en parle plus guère de peur d’être contredit par la science.

Qu’on rêve qu’il existe des ETRES plus compliqués que nous dans le monde est tout à fait naturel. Que savons-nous au-delà de nous-mêmes ? Pas grand-chose. Comme nous vivons avec des êtres qui sont en apparence plus simples que nous, nous imaginons évidemment qu’il y a d’autres entités qui sortent de nos limites et sont moins imparfaites.

Pourrions-nous les comprendre ? Il est même douteux de pouvoir confirmer leur existence. Ils ne seraient pas sur le même plan que nous et si loin à des années lumière.

A moins qu’ils soient, au contraire, à peu près comme nous. Dans cette hypothèse ont-ils plus de développement ou moins, s’ils sont soumis au temps comme nous ? Ce dernier point n’est quand même pas qu’un détail.

Il est possible qu’un ensemble d’individus ayant plus de deux sexes n’existe pas dans ce monde du big bang tel que nous connaissons un peu. Il faudrait inventer d’autres lois de physique dans d’autres mondes n’ayant pas nos étroites limites.

Qu’en est-il de la réalité dans l’absolu ? Quelle « réalité » est tout à fait réelle ? Un individu ternaire verrait tout de façon totalement différente par rapport aux individus binaires tels que nous (cercles de 360°, et non volumes plats, devant-derrière, comme nous ?). Auraient-ils une existence impliquant un début et une fin ?

Existent-ils vraiment ? Pourquoi pas ? La vie grouille partout de façon très variée et ce qu’on sait est infiniment plus petit, un milliardième de fois plus faible, par exemple, que ce qu’on ne sait pas.

Dieu, le maître du monde, ou la Nature, que certains appellent le HASARD, multiplie les éléments de façon à créer et entretenir la vie partout dans l’univers.

Les RELIGIONS nous disent que Dieu intervient (quelquefois) pour proposer sa loi ou aider l’humanité. La plupart prévoient l’octroi d’une aide personnelle si on la lui demande. Bien qu’il soit incroyable qu’il veuille traiter en détail nos petits cas personnels, on a le droit de se dire : pourquoi pas, puisque, par définition, il contrôlerait tout ?

Au moins une religion, déjà mentionnée, parle d’une œuvre d’amour réalisée par l’une des personnes de la Trinité. Même pour ceux qui n’y croient pas cette histoire apparaît merveilleuse. Elle introduit autre chose que de la pure physique. Il n’y a d’ailleurs aucune contradiction entre la physique et les doctrines métaphysiques puisqu’elles ne sont pas sur le même niveau.

Une autre histoire de la création d’Adam faisant intervenir par exemple des astres ne contredit absolument pas la doctrine puisqu’il est évident que ces « évènements », ayant lieu avant l’humanité, ne sont que des récits figurés qu’on ne peut prendre à la lettre. Un récit astronomique est donc un des récits les plus « réels » qu’on ait le droit d’inventer.

Récit astronomique

paraphrasant le début du monde tel que raconté dans la Bible :

Adam (la terre),

fut créé par Dieu (le soleil), à partir d’un peu de terre sur laquelle Dieu souffla pour lui donner vie : la terre fut fabriquée à partir d’une matière du soleil envoyée dans l’espace.

Adam était dans le paradis terrestre (le système solaire) avec les animaux (les planètes) : la terre était dans l’espace régi par le soleil, avec d’autres planètes. Adam se sentait seul (sans satellite lune) et s’ennuyait. Il s’endormit (brumes, vapeurs) et Dieu créa une femme à partir de sa côte : la terre expulsa de la matière (renflement) par les volcans, entre autres, pour former son satellite : la lune.

Il y avait l’arbre du bien et du mal : la voûte céleste (les branches) avec la voie lactée. La femme (la lune) vit le serpent (sorte de comète) qui lui donna une pomme (sorte d’astre ou d’énergie cosmique) qu’elle mangea (absorba), en compagnie d’Adam (la terre).

Il faut ajouter que Dieu (le soleil) les chassa du paradis terrestre. Là on peut sans se tromper penser que la naissance de la lune a créé quelque désordre dans le système solaire et que Adam et Eve (la terre et la lune) ont fait du chemin dans l’espace à partir de cet événement.

Les RELIGIONS aspirent à contrôler la partie centrale (cerveau et sexe) de l’être humain et du même coup tout l’être humain. Par conséquent, elles veulent pour la plupart régir la sexualité. D’abord pour l’ordre et ensuite pour ne pas permettre que les fidèles les abandonnent en s’accouplant avec des fidèles d’autres religions. Dans ce but on interdit les mariages mixtes (entre différentes religions et en pratique entre différentes couleurs).

Actuellement, du fait de la désaffection du fait religieux, notamment dans les pays dits « laïques », ces unions deviennent plus nombreuses. Est-ce un bien ? Sûrement. Au départ, chacune des religions prêchait qu’elle était la seule valable parce que la meilleure. Nous assistons maintenant à un léger changement vers une plus grande liberté de pensée.

Dans ce sens une république dite « laïque » (avec ou sans roi) semble ce qu’il y a de mieux. La théocratie du passé bloquait toutes les initiatives et toutes les libertés.

Les RELIGIONS qui ont une structure bien constituée, avec hiérarchie et clercs bien établis et repérés, telles que la catholique, peuvent évoluer, bien que très lentement, mais d’autres, sans chefs, peuvent susciter toutes sortes de « prophètes ». Les sectes adorent les fondateurs paranoïaques ou avides de dollars.

Dans certaines religions ayant un Dieu unique, sans dialogue, l’intégrisme et le retour au passé résultent de la peur de perdre les « valeurs » traditionnelles qui ne peuvent évoluer du fait qu’il n’y a pas d’autorité religieuse reconnue qui pourrait moderniser des concepts ancrés dans des habitudes très anciennes. Le recours littéral et stérile aux écrits sacrés est alors inévitable.

De plus, par suite du blocage au centre, sur les hommes, sans recours à la présence publique des femmes et la culture féminine, le roi et l’autorité religieuse sont placés au même endroit. La laïcité et la tolérance sont impossibles.

Les RELIGIONS ont largement échoué dans leurs tentatives pour contrôler entièrement la sexualité, surtout depuis la pilule et les préservatifs. L’humanité ne peut guère changer dans ses caractéristiques fondamentales (liberté de l’esprit et utilisation erratique du sexe). En fait, on ne peut aller que vers une extension de la liberté individuelle.

Finalement, on voit qu’il y a au moins deux sortes de religions : celles qui disent que du moment qu’on en est, on peut faire n’importe quoi et d’autres qu’on a tort sur certains points. Dans la première sorte on peut trouver des religions bloquées sur le livre, ainsi que les sectes comme, par exemple, l’ancienne secte des nazis et d’autres plus actuelles qui se multiplient constamment. Elles recherchent presque toujours les valeurs matérielles (= l’argent).

La PHYSIQUE que nous la découvrons (inventons) relève des mathématiques et se trouve forcément emprisonnée dans notre système binaire très limité. Les mathématiques elles-mêmes font partie de la structure de l’esprit humain. Cette science préexistait aux polytechniciens.

Où est l’hypothèse absolue résolvant toutes les questions posées par la physique ? Si elle existe il nous est impossible de la connaître de cette façon puisque nous sommes dedans et très limités et tout ce que nous pouvons observer des étoiles, planètes et quasars n’est qu’une représentation figurée, à notre portée, qui satisfait plus ou moins notre raison et nous incite à chercher davantage.

La recherche scientifique est devenue indissociable de l’être humain : c’est entre autres un moyen d’obtenir des progrès dans les domaines médicaux et autres, et dans la connaissance de phénomènes, à priori inutiles mais qui sait ?.

Un individu d’une espèce ayant plus de deux sexes, ou autres structures, aurait une vision très différente et plus complète ( ?) que la nôtre de la physique, que nous ne pourrons jamais appréhender.

On dit que l’INTELLIGENCE n’existait pas avant l’homme, à moins de supposer l’existence d’autres êtres « intelligents » quelque part. L’intelligence humaine a-t-elle une naissance, un développement, une amplification ( ?) et une survivance ? Qu’en était-il des dinosaures ? Peut-être étaient-ils potentiellement aussi intelligents que nous : le typicus dinosaurus avait l’intelligence qui lui convenait et son degré d’intelligence était suffisant et aussi élevé que le nôtre dans son domaine de vie.

Pourquoi nous pensons-nous plus intelligents que les animaux ? Parce que nous pouvons bouger, changer de milieu et nous adapter à d’autres circonstances. Et aussi et surtout parce que nous avons tendance à modifier la planète, même trop d’ailleurs : on s’en aperçoit aujourd’hui car on ne peut plus dépenser sa